Rome: Le cardinal Giovanni Battista Re va fêter ses 80 ans et ne sera plus cardinal électeur
Le collège cardinalice comptera bientôt 218 membres
Rome, 28 janvier 2014 (Apic) Le cardinal italien Giovanni Battista Re, ancien substitut et ancien préfet de la Congrégation pour les évêques, aura 80 ans le 30 janvier 2014. Il ne sera donc plus cardinal électeur, ce qui fera passer le nombre de ces prélats à 106. Le collège cardinalice compte actuellement 199 membres. Après le consistoire du 22 février prochain, qui verra la création de 19 nouveaux cardinaux (dont 16 électeurs), le collège comptera 218 membres, dont 122 électeurs en cas de conclave, pour l’élection d’un nouveau pape.
Né le 30 janvier 1934 à Borno, en Lombardie, Giovanni Battista Re fait ses études à Brescia. Il est ordonné prêtre en 1957 et part à Rome, à l’Université grégorienne, où il obtient un doctorat de droit canonique. Il enseigne ensuite au séminaire de Brescia en 1960 et 1961. Il revient par la suite étudier à Rome, à l’Académie pontificale ecclésiastique, chargée de former les nonces du Saint-Siège.
Il commence son service diplomatique comme attaché de nonciature à Panama en 1963, avant d’être transféré en Iran en 1967. Il y reste jusqu’en janvier 1971, lorsqu’il est rappelé à Rome pour travailler à la Secrétairerie d’Etat du Saint-Siège comme secrétaire particulier de Mgr Giovanni Benelli, alors substitut. Le 1er décembre 1979, il est nommé par Jean Paul II assesseur pour les affaires générales à la Secrétairerie d’Etat.
Pris dans une polémique sur l’avortement
Fin 1987, Mgr Re est nommé secrétaire de la Congrégation pour les évêques. Deux ans plus tard, il revient à la Secrétairerie d’Etat en tant que substitut pour les affaires générales, un poste à responsabilités auquel il va demeurer pendant 11 ans.
En septembre 2000, il est nommé préfet de la Congrégation pour les évêques. Il est créé cardinal par Jean Paul II le 21 février 2001. En 2010, un an après avoir atteint l’âge de la retraite canonique de 75 ans, il est remplacé par le cardinal québécois Marc Ouellet.
Au cours de son mandat à la tête du dicastère, le cardinal Re a été confronté en 2009 à une vive polémique en rapport à une affaire de mœurs qui avait défrayé la chronique au Brésil. Une jeune fille de 9 ans avait interrompu sa grossesse résultant d’un viol. La mère et l’équipe médicale ayant pratiqué l’avortement avaient été excommuniées par Mgr José Cardoso Sobrinho, archevêque de Recife, au nord du pays. Le cardinal Re avait soutenu la décision du prélat, expliquant que «l’Eglise a toujours défendu la vie et doit continuer de le faire sans s’adapter aux humeurs de l’époque ou à l’opportunité politique». Des déclarations qui avaient provoqué quelques remous au sein de la curie romaine. (apic/imedia/mb/rz)



