fidèles, et en France, des catholiques qui par centaines ou par milliers
Le contraste par les images venues de Manille, avec les millions de
ont manifesté contre la révocation par le Saint-Siège de Mgr Jacques
Gaillot, l’ex-évêque d’Evreux, connu pour son ouverture d’esprit, son
progressisme.
Cardinal Poupard, président du Conseil pontifical pour la culture, président du secrétariat pour les non croyants… doone ce soir à Lausanne une
conférence dans le cadre des rencontres de la Rotonde sur le Thpme «Un pape, pourquoi faire?». Est-ce le pape qui a pris la décision de démissionner
Mgr Gaillot?
Oui, bien sûr. C’est une règle absolue dans ce qu’on appelle la Curie romaine, c’est-à-dire l’ensemble des collaborateurs qui entourent le pape
dans les divers secteurs. La Congrégation compétente, des évêques en
l’ocurrence, instruit l’affaire et en porte ses conclusions au pape qui a
bien entendu la décision à prendre.
Pourquoi le pape a-t-il pris cette décision…. un symbole visible du
courant progressiste au sein de l’Eglise catholique?
POur le cardinal Poupard, il s’agit d’une simplification de la presse et
de la grande information… Il est dommage que l’information n’a pas repris
le communiqué qui était pourtant bref publié par le Saint-Siège. Qui rappelle que par trois fois, à Nancy en 1987, à Rome en 1992 et en 1995, le
cardinal Bernardin Gantin, préfet de la Congrégation des évêques s’est longuement entretenu avec Mgr Gaillot pour lui faire part des interrogations,
des inquiétudes et réactions négatives de son comportement et pour l’inviter à en changer. De même, le pape n’a pas manqué de lui faire, au moment
de la visite ad limina lors de la dernière rencontre… avec beaucoup de
gentielles et de fermeté en même temps qu’il entendait dire qu’il était un
évêque qui chantait beaucoup en dehors du Choeur et qu’il souhaitait qu’il
soit un évêque qui chante dans le Choeur. On ne peut par parler de limogeahge brutal. Avant de rappeler les interventions du cardinal Decourtray en
1989 et de Duval plus récent les remarques auquelles il n’a pas tenu compte.
Il concède que la mesure est rare… il faut remonter, pour la France
qui sont loingtaine, à par le cas de Mgr lebfèvre, à la libération de la
France pour voir des évêques écartés du gouvernement de leur diocèse après
la période de l’occupation. Il n’est pas vrai que le Vatican a pris sa décision parce qu’il intervenait dans les médias. inexaxt. Ce qui est reproché à Mgr Gaillot, c’est pas d’intervenir dans les médias, mais c’est dans
la façon de le faire. Pas de trop parler, mais de trop peu parler de JésusChrist dans ces mê,mes médias.Et de rappelr le dialogue soutenu au printemps 94 avec Drewermann.
Il y a tout à fait place pour le doute, et pour le dialogue sur le doute, à condition que ce dialogue ne soit pas un mimétisme. Ce qui est reproché à Mgr Gaillot n’est pas du tout d’écouter les doutes, mais c’est de ne
pas y répondre.



