Le développement de l’économie attire des travailleurs de l’Asie également

Afrique: Des millions de migrants «clandestins», en Afrique aussi

Addis Abeba, 27 octobre 2009 (Apic) Quelque 22,6 millions de migrants, dont un certain nombre de «clandestins», ont choisi de rester en Afrique ou de s’y rendre pour des raisons d’emploi, indique un rapport diffusé à Addis Abeba, en Ethiopie, cité par MIsna.

La plupart sont Africains, mais proviennent aussi du continent asiatique, surtout de l’Inde, de la Chine et des Philippines, et sont surtout présents dans 21 pays du continent africain.

Ces données ont été diffusées il y a quelques jours à Addis Abeba à l’occasion d’une réunion de ministres et experts chargés de faire un bilan des objectifs fixés il y a 15 ans au Caire lors de la Conférence internationale sur la population et le développement (Cipd).

En présentant un rapport sur la population du continent, la Commission économique pour l’Afrique (Cea) a souligné un aspect souvent oublié qui concerne cette catégorie de la population mondiale qui choisit d’émigrer vers un pays africain pour y rechercher un emploi.

Le rapport souligne que le développement des économies africaines attire toujours davantage de travailleurs, surtout d’Asie, de plus en plus embauchés dans les secteurs minier, énergétique et du bâtiment. Du continent africain, seulement une minorité de personnes choisit de rejoindre l’Europe de façon clandestine, la majorité préfère rester en Afrique et si besoin est aller chercher un emploi dans un pays voisin.

Sans quantifier avec précision le nombre de migrants dépourvus de titre de séjour régulier, la Cea souligne que le phénomène migratoire concerne surtout les pays du Maghreb, l’Afrique du Sud, le Botswana, le Sénégal et le Soudan.

Pour répondre aux préoccupations en matière d’immigration internationale, le sommet d’Addis Abeba a recommandé d’adopter des politiques qui encouragent les migrants à participer au développement national, des législations tenant compte des droits des migrants; d’autre part, l’adoption de mesures pour encourager les jeunes diplômés (en particulier ceux dans les domaines sanitaires et de l’instruction) à rester en Afrique a également été recommandée afin de bloquer la dite «fuite des cerveaux».

Enfin, le rapport insiste sur les bénéfices en cas de retour des migrants dans leur pays d’origine: la professionnalité acquise à l’étranger consent une majeure productivité et donc croissance des économies locales africaines. (apic/misna/pr)

27 octobre 2009 | 14:09
par webmaster@kath.ch
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