Vatican

Le développement humain intégral est le nouveau nom de la paix, rappelle le pape François

«»Les religions peuvent aider à marcher sur le chemin d»«un véritable développement intégral, qui est le nouveau nom de la paix»«, a expliqué le pape François le 8 mars 2019 aux participants à une conférence internationale sur le développement durable organisée au Vatican.

Deux dicastères du Saint-Siège – le Dicastère pour le développement humain intégral et le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux – s»«étaient accordés pour mettre sur pied ce colloque. Avec des participants venus du monde entier, ils ont centré leur réflexion sur le lien entre les religions et les Objectifs de développement durable (ODD), les dix-sept objectifs établis en 2015 par les Nations unies pour l»«horizon 2030.

Pour permettre une transition correcte vers un futur durable, les religions ont un rôle clef à jouer, a expliqué le pape François. Par leur principe cardinal commun d»«amour et de soin pour la Création, «»les religions peuvent aider à marcher sur le chemin d»«un véritable développement intégral, qui est le nouveau nom de la paix»«, a expliqué le pontife en reprenant la formule de son prédécesseur Paul VI dans l’encyclique Populorum progressio de 1967.  Les religieux doivent ainsi ouvrir les richesses de leurs traditions dans l»«espoir de mener un dialogue véritable et respectueux pour l’avenir de la planète.

Pour apporter une solution aux défis de développement pointés par cet agenda, on ne peut pas se contenter d»«une réponse simplement technocratique ou matérielle, a expliqué l’évêque de Rome. Les objectifs économiques et politiques sont pour lui nécessaires mais pas suffisants pour établir un ordre mondial équitable et durable. Il faut aussi être disposé à affronter les causes profondes et les conséquences à long terme. C»«est pourquoi,  il faut se fixer des objectifs ethiques.

Mettre la voix des populations indigènes au centre des réflexions

A quelques mois du synode sur l»«Amazonie d»«octobre 2019, le pape a également évoqué dans son discours un groupe spécial: celui des populations indigènes, en particulier en Amazonie ou en Arctique. Ces populations représentent seulement 5% de la population mondiale, a-t-il noté, et pourtant, elles aident à protéger 80% de sa diversité.

De plus, dans un monde fortement sécularisé, ces populations rappellent à tous la sacralité de la terre. C»«est pourquoi, a-t-il demandé, leur voix et leurs préoccupations devraient être au centre de la mise en œuvre de l»«Agenda 2030 et au centre de la recherche de nouvelles routes pour un futur durable. (cath.ch/imedia/pad/mp)

Les peuples indigènes du Brésil subissent des pressions et la violence.
8 mars 2019 | 13:44
par Maurice Page
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