Stuttgart: Pour le cardinal Kasper, l’Europe a besoin des Eglises orthodoxes

Le dialogue avec les Eglises orthodoxe: une priorité pour les papes Jean Paul II et Benoît XVI

Stuttgart, 28 juillet 2010 (Apic) La pleine intégration de l’Europe de l’Est et de l’Ouest est impossible sans le dialogue œcuménique et la contribution des Eglises orthodoxe d’Europe de l’Est, affirme le cardinal Walter Kasper, qui vient tout juste de quitter le poste de responsable pour l’unité des chrétiens au Vatican.

«Nous œuvrons pour l’intégration de l’Europe occidentale et orientale, mais parvenir à l’intégration de l’Europe de l’Est sans inclure les Eglises orthodoxes peut s’avérer problématique», a déclaré le cardinal Kasper lors d’une interview accordée à ENInews, en marge de l’Assemblée de la Fédération luthérienne mondiale (FLM), tenue à Stuttgart du 20 au 27 juillet.

Le cardinal Kasper a pris sa retraite le 1er juillet en tant que président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, au Vatican, où il était le diplomate en chef de l’Eglise catholique romaine pour les relations œcuméniques.

Selon le cardinal, le dialogue avec les Eglises orthodoxe était une priorité pour les deux papes sous lesquels il a servi, Jean-Paul II et Benoît XVI. «Les deux papes étaient vraiment favorables au dialogue œcuménique, en particulier au dialogue avec les Eglises orthodoxes», a affirmé le cardinal Kasper.

«En Europe de l’Est, la culture a été marquée par la foi et la culture orthodoxes. Ainsi est-il absolument nécessaire qu’orthodoxes et catholiques – dont les doctrines sont proches l’une de l’autre – dialoguent», a déclaré le cardinal à ENInews. «Le problème, aujourd’hui, ne porte pas tant sur les doctrines que sur la culture. Nous, dans le monde occidental, nous avons la même culture, la même civilisation», a affirmé le cardinal Kasper. «Nous avons la même mentalité. Pour les orthodoxes, la culture est différente et nous devons surmonter cela.»

Selon lui, des progrès ont été réalisés en matière de dialogue œcuménique avec les Eglises orthodoxes, mais il a admis que son pire moment au Vatican avait été au début de son mandat au Conseil pontifical, à la suite d’une réunion avec les Eglises orthodoxes qui s’était tenue en 2000 à Baltimore, aux Etats-Unis. La réunion de Baltimore avait mené à une impasse concernant la question des communautés grecques-catholiques en Europe de l’Est et dans l’ex-Union soviétique. Ces communautés ont conservé la liturgie orientale tout en étant loyales envers Rome.

Pourtant, depuis l’élection du pape Benoît XVI en 2005, les relations entre Eglises catholique et orthodoxes se sont améliorées et plusieurs réunions ont abordé la question épineuse de la primauté du pape. (apic/eni/pr)

28 juillet 2010 | 16:23
par webmaster@kath.ch
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