«Le dialogue entamé doit porter les fruits espérés»

Rome: Le pape souhaite que le cessez-le-feu en Ukraine mène à «une paix durable»

Rome, 7 septembre 2014 (Apic) Lors de la prière de l’Angélus, le 7 septembre 2014, le pape François a souhaité que le cessez-le-feu entré en vigueur deux jours plus tôt dans l’Est de l’Ukraine aboutisse à «une paix durable». Il déplore cependant les nouvelles «peu encourageantes» de ces dernières heures.

«Ces derniers jours, dans le conflit en cours à l’Est de l’Ukraine, des avancées significatives en vue de la recherche d’une trêve ont été accomplies», a affirmé le pape sur la Place Saint-Pierre avant de déplorer avoir entendu le matin même «des informations peu encourageantes». Il a toutefois souhaité que les progrès en cours «puissent soulager la population et contribuer aux efforts en vue d’une paix durable». Et le pape de conclure: «Je prie afin que, dans la logique de la rencontre, le dialogue entamé puisse se poursuivre et porter les fruits espérés».

Un accord de cessez-le-feu est intervenu le 5 septembre entre l’armée ukrainienne et les séparatistes prorusses dans l’Est de l’Ukraine, à la suite d’une entente conclue lors de pourparlers de paix tenus à Minsk, en Biélorussie. Mais déjà, des tirs d’artillerie se sont produits près de l’aéroport de Donetsk, chef-lieu de la rébellion prorusse, et une femme est décédée dans des échanges de tirs près de la ville de Marioupol.

Appel à la paix au Lesotho

Une semaine après le coup d’Etat militaire intervenu au Lesotho, le pape François a aussi souhaité se joindre aux évêques du pays en lançant «un appel pour la paix» dans ce petit royaume enclavé au milieu de l’Afrique du Sud. «Je condamne tout acte de violence, a assuré le pape, et je prie le Seigneur afin que la paix soit rétablie dans le Royaume du Lesotho, dans la justice et la fraternité».

Après avoir récité la prière de l’Angélus avec des dizaines de milliers de fidèles, le pape François a également salué le départ, le jour même, d’une caravane humanitaire de la Croix-Rouge italienne pour la région d’Erbil, dans le Kurdistan irakien. Il a salué cette «œuvre généreuse» à l’intention des «dizaines de milliers de réfugiés irakiens», encourageant «tous ceux qui cherchent concrètement à aider nos frères persécutés et opprimés».

Insulter n’est pas chrétien

Devant les fidèles rassemblés sous les fenêtres du Palais apostolique, le pape a longuement commenté l’Evangile du jour, dans lequel le Christ donne à ses disciples des instructions pour la vie de l’Eglise, assurant que tout chrétien est responsable de ses frères. Il a notamment insisté sur «la correction fraternelle» qui témoigne «de l’amour et de la communion qui doivent régner dans la communauté chrétienne».

Une nouvelle fois, le pape a déploré les «commérages» et la «colère» au sein de la communauté chrétienne. «Il est très laid de voir sortir de la bouche d’un chrétien une insulte ou une agression», a soutenu le pape avant de lancer aux fidèles : «Vous avez compris ? Pas d’insultes… insulter n’est pas chrétien!» «Corriger son frère est un service», a encore expliqué le pontife, assurant cependant que certaines paroles «tuent». Et le pape de lancer cette mise en garde: «Lorsque je dis du mal, lorsque je fais une critique injuste, lorsque j’écorche un frère avec ma langue, ça aussi c’est tuer la réputation de l’autre». (apic/imedia/ami/bb)

7 septembre 2014 | 13:57
par webmaster@kath.ch
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