RDC: Une radio locale annonce l'exécution des trois prêtres enlevés en 2012
Le diocèse de Butembo-Beni n’a pas d’informations confirmant la mort des prêtres
Kinshasa, 7 août 2014 (Apic) Trois religieux assomptionnistes, enlevés en octobre 2012 dans le Nord-Kivu, à l’est de la République démocratique du Congo, par les rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF-NALU), seraient décédés. Selon Radio Kivu 1, ces prêtres auraient été exécutés «il y a quelques semaines», rapporte le 6 août 2014 le site internet du tabloïd «Le Potentiel», édité à Kinshasa. Le diocèse de Butembo-Beni affirme cependant n’avoir aucune information confirmant les exécutions.
«Les Pères Anselme Wasukundi, Jean-Pierre Ndulani et Edmond Kisughu, les trois prêtres kidnappés le vendredi 19 octobre 2012 par les rebelles ougandais de l’ADF/NALU, ont été tués il y a quelques semaines», rapporte Radio Kivu 1 émettant à partir de la ville de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu.
Les trois prêtres auraient été tués pour avoir refusé «de se convertir à l’islam intégriste des terroristes des ADF/NALU», a précisé la radio. Elle ajoute qu’un autre otage, le docteur Paluku Mukongoma, était décédé il y a deux semaines «des suites d’une dysenterie».
Trois otages membres de MSF seraient morts
Trois autres otages de l’ONG «Médecins Sans Frontières» – Romy, Philippe et Richard -, enlevés le 11 juillet 2013 par le même groupe armé, «seraient également morts». La seule femme de MSF, Chantal Kahgoma, serait toujours vivante, mais affaiblie. Selon la radio, le chef des ADF, Jamil Mukulu, a été lui aussi tué. Il a été remplacé par deux autres terroristes, dont une femme. Des témoins viennent de confirmer ces nouvelles sur Radio KIVU 1.
L’administrateur du territoire de Beni, dans le Nord-Kivu, a annoncé lundi dernier la libération d’environ 250 otages des mains des rebelles ougandais des ADF-NALU par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). «Je ne saurais pas vous dire déjà qu’il y a des morts. Mais nous recueillons des témoignages qui prouvent à suffisance qu’il y a des exécutions sommaires commises par les rebelles ougandais», a indiqué Amisi Kalonda, administrateur du territoire de Beni. Il a précisé que, selon les estimations, environ 150 personnes sont encore retenues en otage par les ADF.
Recherches d’informations fiables
Le diocèse de Butembo-Beni, au Nord Kivu, s’est dis surpris de la nouvelle transmise par la radio. Les autorités ecclésiastiques ont indiqué le 7 août à l’agence d’information vaticane Fides être dans l’attente d’informations dignes de foi qui confirment ou démentissent les exécutions. Le diocèse a affirmé rechercher activement des preuves de la mort de ses prêtres. (apic/ibc/fides/be/rz)



