Le document de Justice et Paix-France «Maîtriser la mondialisation» ( 160 pages) est édité par Centurion/Cerf/Fleurus-Mame.
Autriche: Mgr Johann Weber plaide pour l’accès des femmes au diaconat
On ne peut pas tuer le dialogue dans l’Eglise
Graz, 29 mars 1999 (APIC) Le vice-président de la Conférence des évêques d’Autriche, Mgr Johann Weber, évêque de Graz, plaide une nouvelle fois pour l’accès des femmes au diaconat et pour une meilleure procédure en matière de nominations épiscopales. Dans une interview au magazine d’information autrichien «Format», Mgr Weber estime que lorsque Rome repourvoit un siège épiscopal, la situation sur le terrain devrait être mieux prise en compte.
«Je peux m’imaginer que les mandataires du pape prennent davantage de temps pour parler avec les organes représentatifs: les Conseils presbytéral, diocésain, pastoral…», relève l’évêque de Styrie. A propos du «Dialogue pour l’Autriche», attaqué par les milieux conservateurs, le vice-président de l’épiscopat autrichien se dit fermement convaincu que «le dialogue ne peut pas être tué».
Dans une lettre du 19 décembre, le cardinal Joseph Ratzinger a fait connaître ses «remarques» sur les différents votes réalisés lors de l’Assemblée des déléguées du «Dialogue pour l’Autriche» en octobre dernier à Salzbourg. Le préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi rappelle à cette occasion quelques grandes lignes du magistère de l’Eglise, par exemple que «le mariage est pour la vie». L’évêque de Graz souligne à ce propos qu’un tel principe n’a jamais été remis en question. «Nous ne trouvons au fond rien de nouveau dans le rappel du cardinal Ratzinger». Par contre, ces «remarques» n’ont fait qu’accroître les tensions entre le peuple de l’Eglise et Rome.
Les «remarques» du cardinal Ratzinger n’ont fait qu’accroître les tensions
De telles tensions sont certes inévitables, admet Mgr Weber, qui estime toutefois que les évêques ne devraient pas se voir uniquement comme «des auxiliaires chargés d’exécuter les ordres du Vatican». Et l’évêque de Graz d’affirmer qu’il existe une liberté de mouvement dans l’Eglise. En effet, affirme-t-il, «si l’Eglise était si à l’étroit qu’elle ne pourrait plus se mouvoir, ce ne serait plus mon Eglise». Pour Mgr Weber, l’Eglise devrait avoir un peu plus de courage et de confiance. «Si quelqu’un dit quelque chose qui n’est pas exactement dans la ligne, le monde ne va pas s’effondrer. Tous ceux qui ont des enfants le savent. Ils ne disent pas à la première contradiction: tu n’es plus mon enfant!». (apic/kap/be)



