Suisse: Le Jury œcuménique présent au Festival international du film de Locarno
Le Festival se tient du 5 – 15 août
Locarno, 4 août 2009 (Apic) Le Jury œcuménique sera à nouveau présent lors de la 62ème édition du Festival international du film de Locarno, qui se tient notamment sur la Piazza Grande, non loin du Lac Majeur, du 5 – 15 août. Comme chaque année en août, le Festival attend plus de 180’000 spectateurs, un bon millier de journalistes et quelque 3’400 professionnels.
Cette année, le Jury œcuménique est composé de spécialistes venus d’Europe et d’Egypte. Christine Bolliger-Erard, spécialiste d’histoire et esthétique du cinéma, habite à Montpellier où elle fait partie de l’équipe du Festival Chrétien du Cinéma. Elle a fondé sa propre association et propose différentes animations autour du cinéma pour les enfants, les jeunes, les adultes et les seniors. En 2008, elle lance la première édition de la «Semaine de cinéma suisse». Elle travaille également sur le scénario pour un long métrage de fiction.
Lucia Cuocci a étudié sociologie et travaille comme journaliste. Elle est productrice et réalisatrice de «Protestantesimo», un programme de la télévision publique. Elle appartient à la Fédération des Eglises Evangéliques en Italie. Elle s’intéresse au dialogue interreligieux et au Moyen Orient, en particulier au rapport entre Israël et la Palestine. Elle travaille à temps partiel pour la revue interreligieuse «Confronti» et est responsable du bureau pour le programme, où elle organise des projets pour les jeunes et les adultes focalisés sur le dialogue entre israéliens et palestiniens.
Le président du Jury œcuménique est le Belge Jos Horemans qui a d’abord travaillé comme enseignant, ensuite comme directeur pour l’éducation catholique dans le diocèse d’Anvers. Il est membre de la «Katholiek Filmliga» (actuellement «Film Magie») depuis 1968. Depuis 1993, il est président de l’association et de son comité régional à Anvers. Pendant 30 ans, il a publié dans des revues cinématographiques en tant que journaliste indépendant. Il est président de SIGNIS-Europe depuis juin 2005. Il a été membre du jury oecuménique à Locarno, Montréal et Cannes.
Stefanie Knauss a étudié la théologie catholique, la littérature anglaise et l’anglais à Fribourg-en-Brisgau, Manchester et Graz. Actuellement, elle travaille comme chercheuse à la Fondation Bruno Kessler, de l’Institut de Sciences Religieuses à Trente, où elle réalise un projet sur le thème de théologie, sexualité et médias. En tant que membre de SIGNIS/Autriche elle a été membre du Jury oecuménique du Festival international de Film de Fribourg (FIFF).
Le Bulgare Bojidar Manov est critique cinématographique et professeur associé. Il dirige le Département d’Etudes cinématographiques de la National Academy for Theatre and Film Arts à Sofia. Il enseigne au sein de la Nouvelle Université bulgare. Il est l’auteur de «Theory in Cinema Image» (1996), «Digital Audiovision» (2000), «The Digital Element» (2003), «Evolution of the Screen Image» (2004). Il est membre de INTERFILM, vice-président de la FIPRESCI et membre de jury internationaux et de nombreux festivals du film
Fawzi Soliman vient d’Egypte, où il a étudié l’histoire, ensuite la pédagogie et le journalisme. Il enseigne les sciences sociales. Pendant deux ans, il a été directeur du Collège copte Saint-Antoine de Jérusalem-Jordanie. Il a sponsorisé le Goethe Institute Film Club au Caire pendant 25 ans. Ses contributions ont été publiées dans de nombreux journaux et revues en Egypte et dans le monde arabe. Il a contribué à la rédaction de guides cinématographiques internationaux. Il est membre de l’Egyptian Association of Film Critics et du Supreme Council of Cairo (IFF).
Le Prix du Jury Oecuménique
Le jury oecuménique décerne depuis 1973 son prix aux réalisateurs qui, faisant preuve d’un talent artistique, parviennent le mieux à sensibiliser les spectateurs à des valeurs religieuses, humaines ou sociales. Le jury attend des réalisateurs qu’ils présentent des visions donnant sens aux mots justice, paix et respect, et qu’ils abordent une dimension spirituelle. De plus, il reste ouvert aux souffrances et profondes douleurs de l’existence humaine, et il cherche des expériences cinématographiques qui donnent espoir. Le prix est doté de 20’000 Fr. à utiliser pour la distribution du film en Suisse. L’argent du prix est mis à disposition par les Eglises réformées évangéliques et l’Eglise catholique romaine de Suisse. (apic/com/be)



