Rome: Il y a 6 ans, le monde assistait aux dernières heures de Jean-Paul II

Le futur bienheureux est mort le 2 avril 2005

Rome, 25 mars 2011 (Apic) Fin mars 2005, le monde assistait à l’agonie de Jean-Paul II, mort dans la soirée du 2 avril, au Vatican. Le 1er mai 2011, Benoît XVI présidera devant une foule immense, place Saint-Pierre, la messe de béatification de son prédécesseur, au terme d’un procès organisé en des temps records.

Alors préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, Joseph Ratzinger avait écrit les méditations de la «Via crucis» du Vendredi Saint 25 mars 2005, au Colisée, au centre de Rome. Une cérémonie retransmise en mondovision dans plus de 50 pays, que le pape polonais de 84 ans avait suivie depuis sa chapelle privée, filmé par les caméras du monde entier. Les fidèles avaient alors assisté à l’une des dernières apparitions publiques de Jean-Paul II.

Un long calvaire

Une première fois hospitalisé pour une trachéo-laryngite aiguë pendant 9 jours, début février, Jean-Paul II avait voulu poursuivre ses activités, allant jusqu’à recevoir en audience, au Vatican, quelques évêques et le chef d’Etat croate Ivo Sanader. Il n’avait pu, cependant, participer aux événements spirituels de Carême de la curie romaine.

Le 23 février, Jean-Paul II était apparu par vidéo-conférence aux fidèles réunis au Vatican pour l’audience générale du mercredi. Le lendemain matin, il renonçait à participer à un consistoire ordinaire public. Dans la foulée, le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, Joaquin Navarro-Valls, annonçait une nouvelle hospitalisation du pape au Gemelli, pour une rechute. En raison de graves problèmes respiratoires, le pape avait alors dû subir une trachéotomie, quelques heures plus tard. A la surprise générale, le dimanche suivant, il était apparu, muet, à la fenêtre de sa chambre d’hôpital, pour la prière de l’Angélus, bénissant la foule pendant la lecture du texte pontifical par le substitut de la Secrétairerie d’Etat.

A l’approche de la semaine sainte, Joaquin Navarro-Valls avait annoncé que la phase post-opératoire de Jean-Paul II se déroulait sans complications, puis que le pape participait «activement» à des exercices de rééducation phonique. Le dimanche 13 mars, toujours depuis l’hôpital, le pape avait souhaité «un bon dimanche et une bonne semaine» aux fidèles. A l’époque, quelques médias avaient évoqué la possibilité de la diffusion d’un enregistrement. Le soir même, le souverain pontife était rentré au Vatican, suivi de près par de nombreuses équipes de médecins.

Durant la semaine sainte et les cérémonies de Pâques, Jean-Paul II, toujours silencieux, avait maintenu le contact avec les fidèles par de régulières apparitions à sa fenêtre ou par vidéo-conférence. Sa douleur et sa souffrance étaient nettement visibles sur son visage. Malgré ses efforts, le 27 mars, jour de Pâques, et le 30 mars, jour d’audience générale, il n’était pas parvenu à parler. Ce 30 mars, après une longue absence devant les médias, le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège avait annoncé la pose d’une sonde naso-gastrique pour permettre à Jean-Paul II de s’alimenter et de reprendre des forces.

Accompagné des prières des fidèles

Puis, dans la soirée du 31 mars, Joaquin Navarro-Valls avait déclaré que le pape avait une forte fièvre provoquée par une infection urinaire. Le pape souffrait de septicémie et avait été victime d’un arrêt cardiaque. Le lendemain matin, à l’aube, Joaquin Navarro-Valls avait affirmé que les conditions de santé du pape s’étaient aggravées, mais qu’il restait «conscient, lucide et serein». Le 1er avril, en tout début de matinée, le Saint-Siège avait évoqué des «conditions de santé critiques». Le soir même, Joaquin Navarro-Valls avait affirmé que les fonctions biologiques du pape étaient «compromises de façon notable».

L’état de santé de Jean-Paul II n’a alors cessé de s’aggraver au fil de la journée du 2 avril, pendant que des centaines de fidèles priaient pour lui jour et nuit sous ses fenêtres, place Saint-Pierre. Finalement, c’est peu avant 22 h que Joaquin Navarro-Valls avait annoncé la mort du pape, à 21 h 37, dans ses appartements privés. (apic/imedia/ami)

25 mars 2011 | 13:14
par webmaster@kath.ch
Partagez!