Rome: La Congrégation pour le culte divin entend maintenir le rite de paix à sa place traditionnelle

Le geste de paix ne précèdera pas la consécration

Rome, 1er août 2014 (Apic) Dans une lettre approuvée par le pape François, la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements indique aux évêques du monde entier que le signe de la paix doit être maintenu juste avant la communion et donne plusieurs indications pour éviter la confusion à ce moment de la messe. Cette missive, datée de juin 2014 mais diffusée brièvement par le site du diocèse espagnol de Lérida le 31 juillet 2014 avant d’être retirée, apporte ainsi une réponse au débat qui avait été ouvert lors du Synode des évêques sur l’eucharistie, en 2005.

Dans son exhortation apostolique post-synodale Sacramentum caritatis, publiée en 2007, Benoît XVI avait ainsi invité les congrégations compétentes à se pencher sur la question du rite de la paix. Dans la lettre du préfet de la congrégation en charge de la liturgie, le cardinal Antonio Cañizares Llovera, à laquelle l’agence d’information I.MEDIA a pu avoir accès, il est précisé que le dicastère s’est ainsi adressé aux conférences épiscopales pour étudier cette problématique. Il s’agissait d’avoir leur avis sur le maintien ou non du signe de la paix avant la communion, «afin d’améliorer la compréhension et le déroulement de ce geste». «Après une profonde réflexion, il est apparu convenable de maintenir le rite de la paix à sa place traditionnelle et de ne pas introduire de changements structurels dans le missel romain», peut-on lire dans cette circulaire.

Eviter les abus

Plusieurs autres dispositions pratiques sont également mentionnées, afin de «mieux exprimer ce signe et de modérer les excès qui suscitent de la confusion dans l’assemblée liturgique juste avant la communion». La lettre souligne ainsi que ce geste n’est pas obligatoire, qu’il peut être «omis», et qu’il doit même l’être dans certains cas. La paix doit se donner par des gestes appropriés et il convient au besoin de changer les nouvelles éditions du missel dans les pays où des gestes «profanes» auraient été adoptés pour le signe de la paix. D’autres «abus» devront être évités – ne pas introduire de chant de paix, que les fidèles ne se déplacent pas ou encore que le prêtre ne quitte pas l’autel pour aller donner la paix à quelques fidèles.

Si ces directives concernent tous les catholiques, certains devraient pouvoir continuer à échanger le signe de la paix avant l’offertoire. Il en va ainsi des fidèles du diocèse de Milan, qui célèbrent en rite ambrosien, ou encore les membres du Chemin néocatéchuménal, qui ont reçu l’autorisation de procéder ainsi dans les différentes lettres qui leur ont été adressées par le Saint-Siège. (apic/imedia/mm/pp)

1 août 2014 | 14:34
par webmaster@kath.ch
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