Irak: Attaques antichrétiennes en Irak: des étudiants chrétiens dénoncent un mur de silence

Le gouvernement irakien montré du doigt pour son laxisme

Genève/Bagdad, 7 août 2009 (Apic) Des étudiants chrétiens dénoncent un mur de silence suite à des attaques antichrétiennes en Irak.
Une série d’attaques visant la communauté chrétienne d’Irak en juillet a été organisée délibérément, mais le gouvernement ne leur accorde pas suffisamment d’attention et les médias semblent peu s’en soucier, affirme la Fédération universelle des associations chrétiennes d’étudiants (FUACE) à Genève.

«Dans une attaque terroriste dimanche 12 juillet 2009, sept Eglises ont souffert de bombardements par des engins explosifs improvisés, des bombes, des voitures chargées d’explosifs», rappelle la FUACE dans un communiqué cité le 7 août par l’Agence ENI. «Les auteurs ont planifié de déclencher les attaques au moment où les fidèles célébraient la messe ; huit personnes sont mortes et plus de 32 blessées.»

Plusieurs traditions chrétiennes ont été touchées au cours des attaques, relève le communiqué des étudiants signé par le président de la FUACE, Horacio Mesones, et son secrétaire général, Michael Wallace.

Dans l’une des premières attaques, deux bombes ont secoué l’église chaldéenne Saint-Joseph, puis dans l’après midi, plusieurs églises ont été attaquées avec des engins explosifs : l’église chaldéenne Saint-Cœur, l’église orthodoxe syriaque Saints-Pierre-et-Paul, l’église chaldéenne Saint-Georges et l’église orthodoxe syriaque Saint-Mathieu.

Plus tard, le même jour, des malfaiteurs ont attaqué l’église chaldéenne de la Vierge-Marie avec une voiture piégée. Le lendemain, le 13 juillet, l’église catholique de la Vierge-Fatima, une autre église de Mossoul, dans le nord de l’Irak, a également été visée. En conséquence, la police irakienne a déployé des unités pour garder les églises.

La nature de ces attaques suit un scénario récurrent d’attaques périodiques des chrétiens irakiens depuis l’invasion de l’Irak par les Etats-Unis et ses alliés en 2003. Le communiqué cite l’exemple de l’attaque du 1er août 2004, lorsque cinq églises ont été attaquées à la voiture piégée, mais selon la FUACE, les actions concrètes pour juguler ces attaques restent insuffisantes.

«Comme d’habitude, il y a pas de réaction concrète de la part du gouvernement, qui est censé garantir la sécurité mais qui est toujours incapable de prévenir ces attaques,» lit-on dans le communiqué de l’organisation d’étudiants, dont le siège est à Genève.

Le communiqué ajoute que les actes de violence perpétrés le 12 juillet étaient minutieusement organisés et planifiés, «avec l’intention de répandre la terreur et la panique parmi les chrétiens qui persévèrent dans leurs Eglises.» Pour la FUACE, les chrétiens d’Irak reçoivent très peu d’attention de la part des medias, même s’il a été manifestement prouvé par les Nations Unies qu’ils sont visés par la violence et contraints à s’exiler de façon disproportionnée depuis 2003. (apic/eni/pr)

7 août 2009 | 17:13
par webmaster@kath.ch
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