Suisse: Le Conseil fédéral continuera de s'engager contre la persécution des minorités religieuses

Le gouvernement n’entend pas faire davantage pour la protection des minorités

Berne, 21 novembre 2014 (Apic) Le Conseil fédéral a affirmé, le 20 novembre 2014, qu’il continuera de s’engager contre la persécution des minorités religieuses à l’étranger. Le gouvernement s’est dit prêt à mettre davantage en évidence le sort de ces minorités dans son rapport de politique extérieure. L’organe exécutif a cependant rejeté nombre de requêtes lui demandant d’aller plus loin.

Le Conseil fédéral a rappelé que la Suisse participait activement aux travaux des organisations internationales dans le cadre de la protection des minorités religieuses.

Suivant la demande de la députée Marianne Streiff, du Parti évangélique (PEV), le gouvernement s’est déclaré prêt à poursuivre systématiquement sur cette voie.

Pas de statut spécial pour les chrétiens

En revanche, le gouvernement rejette la motion du parlementaire de l’Union démocratique du centre (UDC), Erich von Siebenthal, qui lui demandait d’accorder davantage de moyens à cette thématique. La requête du socialiste Philipp Hadorn quant à une stratégie pluridimensionnelle en faveur des minorités religieuse a également été refusée.

Le Conseil fédéral n’est pas non plus entré en matière sur l’interpellation de Stefan Engler, du Parti démocrate chrétien (PDC), qui proposait une admission temporaire de chrétiens persécutés. Le gouvernement a rappelé que l’asile était en général accordé aux personnes persécutées, sans distinction d’appartenance religieuse.

500 réfugiés vulnérables accueillis

Le Conseil fédéral a en outre indiqué que le contingent de 500 réfugiés, provenant surtout de la zone en guerre en Syrie, que la Suisse s’est engagée à recevoir, rassemble en premier lieu des personnes particulièrement vulnérables, telles que des femmes, des enfants, des vieillards, des malades ou des handicapés. Le gouvernement a souligné que l’appartenance à une minorité confessionnelle déterminée ne saurait, à elle seule, être un critère d’acceptation. (apic/com/rz)

21 novembre 2014 | 14:04
par webmaster@kath.ch
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