Le gouvernement recule et annule le projet
Le gouvernement recule et annule le projet
Tanzanie: Forte mobilisation contre un projet de faire payer impôts et taxes aux religieux
Nairobi/Dar es Salam, 24 juin 2009 (Apic) Suite à une forte mobilisation de la population et des religieux en Tanzanie, le gouvernement tanzanien est revenu sur sa décision de faire payer l’impôt aux organismes religieux et Organisations non gouvernementales (ONG) du pays.
Le 11 juin dernier, à la surprise générale, le ministre tanzanien des Finances et de la Planification économique, Mustafa Mkulo, a annoncé que le gouvernement avait décidé de supprimer les exonérations fiscales dont bénéficient les institutions religieuses et les ONG. Le ministre qui prononçait un discours à l’Assemblée nationale sur le budget 2009/2010, avait ajouté que la suppression de l’exonération concernait aussi les importations des équipements matériels des institutions religieuses et des ONG.
Cette initiative gouvernementale a, depuis, suscité une vive réaction dans le pays. Les religieux, le parlement, et l’opinion publique ont unanimement dénoncé le projet, faisant remarquer que la suppression de l’exonération empêcherait les institutions religieuses et les ONG de maintenir le niveau de leurs actions sociales en faveur de la population, dans les domaines de la santé, de l’éducation, entre autres, à travers le pays.
Le Commissaire général de l’Administration des recettes (TRA) en Tanzanie, Harry Kitilya, avait tenté de rassurer la population, en indiquant, dans un communiqué, que les propos du ministre Mustafa Mkulo avaient été «mal compris ou pris hors de leur contexte par la plupart des gens». Selon le quotidien kenyan, «The East African», c’est grâce à la pression des religieux et de la population que le gouvernement a reculé.
Les organisations religieuses, partenaires importants du gouvernement
L’abandon du projet a été annoncé par le Premier ministre tanzanien, Mizengo Pinda, après de longues consultations avec le gouvernement et avec le président de la République. «Le président a convenu que nous exemptions les institutions religieuses et les ONG qui sont des partenaires importants du gouvernement» pour le développement du pays, a souligné le Premier ministre Mizengo Pinda. «Il est devenu impératif pour nous de mettre les choses au clair, étant donné que le discours sur le budget a été mal compris, et que la partie sur les exonérations de TVA dont bénéficient les religieux et autres organisations non gouvernementales a été supprimée», a encore dit le chef du gouvernement.
Les organisations religieuses continueront de bénéficier de cette exemption aussi longtemps que le ministre de la Santé et des Affaires sociales y est favorable. La liste des exonérations comprend les équipements médicaux, les ambulances et des cliniques mobiles, le matériel et les appareils qui utilisent des matières radioactives, le matériel de laboratoire, les lits destinés aux patients, les livres, brochures et atlas scolaires, ainsi que tout autre matériel pédagogique reconnu par les du ministère de l’Education. (apic/ibc/be)



