Le groupe chargé de mener la réforme se réunit pour la première fois au complet
Rome: Le ‘G8’ des cardinaux travaillera, du 1er au 3 octobre, à rendre la curie «plus svelte»
Rome, 27 septembre 2013 (Apic) Huit cardinaux du monde entier vont travailler avec le pape François du 1er au 3 octobre 2013 sur la réforme de la curie romaine. Depuis plusieurs mois, ils oeuvrent chacun de leur côté pour proposer au pape un projet de révision qui devrait passer par un allégement de la curie et donnerait une plus grande place à la collégialité épiscopale et aux laïcs. Le ‘G8’, institué en avril dernier par le pape François, va se retrouver au complet pour la première fois.
Au Vatican, on insiste sur le fait qu’il ne s’agit que d’une première réunion de cet organe «de conseil» et que d’autres rencontres suivront. Les cardinaux des cinq continents, dont la plupart des membres sont déjà arrivés à Rome, se réuniront à huis clos autour du pape pour discuter des changements à amorcer. Il s’agit notamment d’étudier les éventuelles modifications à apporter à la Constitution apostolique «Pastor bonus» de 1988, qui avait mis en place la dernière réforme de la curie.
Depuis leur nomination, les cardinaux ont tous préparé des documents sur l’Eglise dans leur région d’origine et consulté de nombreuses personnes, aboutissant à des centaines de pages de rapport. La plupart d’entre eux ont déjà remis leur travail au cardinal hondurien Oscar Andrés Rodríguez Maradiaga, coordinateur du groupe. «Il y a un certain nombre de convergences dans les axes», a récemment indiqué l’archevêque de Tegucigalpa à l’agence de presse latino-américaine ACI Prensa. Il a également confié que cela devrait «conduire à quelque chose de très intéressant».
Le seul Italien du groupe, le cardinal Giuseppe Bertello, a été chargé d’interroger les membres de la curie romaine. Selon le cardinal Maradiaga, il en ressort un «grand désir de rendre la curie plus svelte».
L’Eglise d’en bas
Le prélat hondurien a affirmé le 25 septembre que le souhait de nombreux cardinaux ayant participé au conclave de mars dernier était que davantage d’informations parviennent «de la base», et non pas uniquement des nonciatures ou de la Secrétairerie d’Etat. Il est également revenu sur l’importance de mettre en place une plus grande «synodalité», qui signifie, selon sa définition: «Aller, et marcher ensemble».
«L’Eglise, ce n’est pas la hiérarchie, nous ne sommes que la plus petite partie de l’Eglise», a-t-il souligné, regrettant que les laïcs soient souvent réduits au rôle de simples observateurs. D’une manière générale, le collège cardinalice avait appelé, en mars dernier, à «des changements importants».
Dès lors, la question de la synodalité, et très probablement aussi celle de la place des laïcs dans le gouvernement de l’Eglise, sera évoquée lors des rencontres de travail de début octobre, comme l’a déjà annoncé le pape lui-même. Ce dernier entend, à cette occasion, planifier un synode des évêques qui serait consacré à la pastorale de la famille et du mariage.
Un mois après son élection, le pape François avait nommé huit cardinaux chargés de le conseiller dans le gouvernement de l’Eglise et d’étudier avec lui un projet de réforme de la curie romaine. Coordonné par le cardinal hondurien Maradiaga, ce ‘G8’ comprend en outre les cardinaux Giuseppe Bertello (Italie), président du Gouvernorat de l’Etat de la Cité du Vatican, Francisco Javier Errázuriz Ossa, ancien archevêque de Santiago (Chili), Oswald Gracias, archevêque de Bombay (Inde), Reinhard Marx, archevêque de Munich-Freising (Allemagne), Laurent Monsengwo Pasinya, archevêque de Kinshasa (République démocratique du Congo), Sean Patrick O’Malley, archevêque de Boston (Etats-Unis), et George Pell, archevêque de Sydney (Australie). (apic/imedia/mm/ami/rz)




