Une grande fresque historique et une plaque

Le Jura commémore le 125e anniversaire de la mort de Mère Marie de Sales Chappuis

Delémont, 4 octobre 2000 (APIC) La Maison Chappuis à Soyhières, près de Delémont, commémore dimanche 8 octobre le 125ème anniversaire de la mort de Mère Marie de Sales Chappuis. Etrangement, le dossier concernant une éventuelle béatification de la religieuse de Develier n’a jamais franchi les étapes, malgré les nombreuses tentatives et requêtes à Rome.

La Congrégation des Sœurs oblates de St-François de Sales a acquis la Maison Chappuis à Soyhières en 1897, là où est née Mère Marie de Sales, l’instigatrice de la fondation de la Congrégation. La Maison Chappuis et tout le village de Soyhières commémorent dimanche 8 octobre le 125ème anniversaire de la mort de la «Bonne Mère». Une plaque commémorative sera bénie au cours de la messe d’action de grâces qui sera célébrée à l’église de Soyhières. Elle sera ensuite posée sur la façade du bâtiment Chappuis.

La visite du musée de la famille Chappuis sera également au programme de la journée. La Maison Chappuis est aujourd’hui un pensionnat pour jeunes filles. Ses cours intensifs de français et de culture générale de 9ème et 10ème année scolaire préparent au diplôme d’Etudes de langues françaises (DELF) et aux certificats de dactylographie et de traitement de texte (ASSAP) .

La communauté des religieuses de St-François de Sales tient également l’école enfantine du village de Soyhières, une classe de 24 élèves cette année, pour 500 habitants. Ce fut l’une des premières écoles enfantines du Jura au tout début du siècle, avec celles des religieuses de Porrentruy. Au-dessus de l’école enfantine se trouve le Musée Chappuis.

Le «Parcours des chapelles»

Le musée abrite l’oratoire, qui est inscrit dans le «Parcours des chapelles, oratoires et grottes du Jura pastoral». Ce musée était à l’origine la maison de l’abbé Fleury, le grand oncle de Mère Marie de Sales, de l’autre côté de la route. Dans la tourmente révolutionnaire de la fin du 18ème siècle, l’abbé Fleury ne sort d’une cachette obscure dans sa maison qu’à minuit pour célébrer la messe dans une petite pièce lambrissée : c’est dans cet oratoire que la Mère Marie de Sales a reçu à quatre ans la révélation du mystère eucharistique.

La maison des Chappuis était l’auberge de la Croix-Blanche, qui a eu des hôtes aussi célèbres que l’impératrice Joséphine ou le roi de Prusse. La petite Thérèse, septième d’une famille de onze enfants, y est née le 16 juin 1793. Elle est devenue Sr Marie de Sales en entrant au couvent de la Visitation à Fribourg en 1814, où elle a prononcé ses vœux le 9 juin 1816.

L’instigatrice d’un nouvel ordre

1826 marque un grand tournant dans sa vie, Sr Marie de Sales devient supérieure de la Visitation de Troyes, qu’elle ne quittera que pour une période de six ans de supériorat au monastère de la Visitation de Paris, rue de Vaugirard. Dans ces couvents cloîtrés qui étaient aussi des pensionnats, l’influence de Mère Marie de Sales, que tout le monde appelle «la Bonne Mère», a favorisé des vocations telles que celle de la Bienheureuse Françoise de Sales Aviat, fondatrice de la Congrégation des Sœurs Oblates de St-François de Sales, dont Mère Marie de Sales encouragea les débuts et fut la première formatrice.

La famille Chappuis de Soyhières n’ayant plus eu de descendance masculine – sept frères et sœurs de Thérèse sont devenus prêtres ou sont entrés dans les ordres -, c’est la Congrégation des Sœurs Oblates de St-François de Sales qui a acquis la maison de Soyhières en 1897, en souvenir de la Mère Marie de Sales. La communauté perpétue son œuvre en Suisse, en particulier dans la maison natale dans le Jura, de même qu’à l’Institut St-François de Sales à Châtel-St-Denis et à la Villa Maria à Berne. Etrangement, le dossier concernant une éventuelle béatification de la religieuse de Develier n’a jamais franchi les étapes, malgré les nombreuses tentatives et requêtes à Rome. (apic/sic/mr/pr)

4 octobre 2000 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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