Le Liban veut développer son tourisme religieux | Ministère libanais du tourisme
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Le Liban veut développer son tourisme religieux | Ministère libanais du tourisme

Le Liban à nouveau sur la liste officielle des pèlerinages catholiques du Vatican

24.07.2018 par Jacques Berset, cath.ch

Le Vatican a décidé que le Liban, qui a donné trois grands saints et un bienheureux à l’Eglise, allait réintégrer la liste des destinations officielles de pèlerinage catholique en 2019, selon Khalil Karam, chargé d’affaires libanais près le Saint-Siège.

Le Liban compte trois saints canonisés, Charbel Makhlouf, ermite maronite (1828-1898)  Sœur Rafqa, moniale maronite (1832-1914), et Nimatullah Kassab Al-Hardini (1808-1858), moine  maronite, ainsi qu’un bienheureux, Etienne Nehmé (1889-1938), religieux de l’Ordre libanais maronite.

Nombreux lieux de pèlerinage

L’annonce faite par le diplomate libanais a été rapportée par les médias libanais le 13 juillet 2018. Le Liban rejoindra ainsi, entre autres, des pays comme l’Italie (Rome), la France (Lourdes), le Portugal (Fatima). Ou encore la Terre Sainte (dans le sens géographique restreint d’Israël-Palestine-Jordanie). Au total, la liste du Vatican compte une vingtaine de pays, principalement européens.

Chaque année, le Vatican publie cette liste. Mais cela fait 12 ans que le Pays des Cèdres n’y figurait pas, souligne l’Agence nationale d’information libanaise Ani. Le Liban est un pays où abondent les lieux de culte. Les chrétiens de cette “Terre Sainte”, toutes confessions confondues, retrouvent paix, sérénité et recueillement dans les basiliques, les cathédrales, les églises, les chapelles, les sanctuaires, les couvents, les monastères et même les grottes où se sont retirés autrefois les ermites.

Notre-Dame du Liban à Harissa (Photo: www.cartemarialedumonde.org)

Intervention du président Michel Aoun

D’après le quotidien libanais L’Orient-Le Jour, l’évolution de la situation politique au Liban et la stabilisation de ses institutions semblent avoir joué en faveur d’une telle décision. Le président libanais Michel Aoun avait soulevé la problématique lors de sa dernière visite officielle au Saint-Siège, en mars 2017.

Après quoi, explique le site chrétien d’information arabe abouna.org, le diplomate libanais Khalil Karam avait établi un suivi de la question avec Don Remo Chiavarini, directeur général de l’Opera Romana Pellegrinaggi (ORP). Cet organisme du Saint-Siège officie comme une sorte d’agence de voyage, gérant les pèlerinages dans les principaux sanctuaires en Italie et dans le monde. Khalil Karam aurait non seulement présenté à l’ORP les différents lieux que les pèlerins pourront visiter mais aussi les hôtels et infrastructures à disposition.

Une première: l’application Holy Lebanon

Comme l’Egypte ou la Jordanie, le Liban – cité près de 100 fois dans la Bible – fait partie de ces pays pour lesquels le tourisme religieux peut-être une source non négligeable de revenus. La décision du Vatican de réintroduire le Liban dans les destinations officielles des pèlerinages catholiques tombe quelques jours après le lancement de Holy Lebanon, la première application électronique pour le tourisme religieux multiconfessionnel au Liban.

L’application comprend des informations détaillées sur les lieux de culte chrétiens et musulmans au Liban, sur le culte des saints, les rituels, les cérémonies et fêtes religieuses, ainsi que les plats et douceurs servis en ces occasions, les hébergements et restaurants religieux, les produits et les attractions religieuses, précise L’Orient-Le Jour.

Le Liban, dont le sol fut foulé par Jésus

Le Liban, dont le sol fut foulé par Jésus, compte de nombreux monastères chrétiens (notamment, mais pas seulement, dans la ‘vallée des saints’, la Qadisha), sans compter de nombreux sanctuaires dédiés à la Vierge Marie, dont Notre-Dame du Liban à Harissa dominant Jounieh, à 20 km au nord de Beyrouth.

Les saints du pays sont honorés à Annaya (Jbeil, l’ancienne Byblos), où les pèlerins font mémoire de Saint Charbel, à Jrabta (Batroun) et à Hemlaya (où un sanctuaire est en voie de construction), sainte Rafqa est vénérée. Et c’est à Kfifane (aussi à Batroun) qu’un sanctuaire est dédié à saint Nimatullah al-Hardini ainsi qu’au bienheureux Etienne (Estéfan) Nehmé.

A Béchouate, la Vierge attire chrétiens et musulmans

Notre-Dame de Béchouate (Bechwat), dans la plaine de la Bekaa, attire également les foules de croyants, chrétiens et musulmans. La bourgade maronite est devenue un important centre de pèlerinage depuis qu’en 2004 la Vierge serait apparue à un enfant musulman sunnite de nationalité jordanienne, Mohammad al Hawadi. Depuis lors, chrétiens et musulmans viennent prier dans cette petite église. Entre 2004 et 2006, un million de pèlerins auraient convergé vers le sanctuaire.

Le Liban est cher aussi au cœur des papes: trois d’entre eux ont visité ou sont passés par le Pays des Cèdres ces cinquante dernières années. Le premier fut Paul VI, qui fit escale à Beyrouth, le 2 décembre 1964, sur son chemin vers Bombay. Jean Paul II est venu à deux reprises en 1979 et en 1997.  Benoît XVI a quant à lui visité le Liban en septembre 2012 pour y délivrer son Exhortation apostolique de l’Assemblée spéciale pour le Moyen-Orient du synode des Evêques.  (cath.ch/orj/terrasanta/be)

 

http://www.destinationlebanon.gov.lb/fr/TourismType/details/10/22


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