Le Liban doit rester un «message de paix»
Rome:Le Saint-Siège condamne fermement l’attentat de Beyrouth
Rome, 20 octobre 2012 (Apic) L’attentat qui a fait plusieurs morts et près de 80 blessés, le 19 octobre 2012, dans un quartier chrétien de Beyrouth, la capitale du Liban, a été qualifié d’»horrible» par le Père Federico Lombardi, le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège. Quelques heures après l’attaque, il a indiqué que cette dernière méritait «la plus ferme condamnation.»
«L’attentat survenu à Beyrouth mérite la plus ferme condamnation pour sa violence meurtrière absurde et parce qu’il s’oppose aux efforts et à l’engagement visant à conserver une coexistence pacifique au Liban», a expliqué le Père Federico Lombardi. «Le Liban, comme l’a répété plusieurs fois Benoît XVI, est au contraire appelé à être un message de paix et d’espérance pour ceux qui y habitent et pour toute cette région», a poursuivi le ’porte-parole’ du Vatican.
«Nous souhaitons que cet événement horrible ne soit pas l’occasion de répandre d’autre violence», a-t-il conclu. Il a ensuite fait part de la «compassion» du Vatican pour les nombreux morts et blessés.
Les civils pris pour cible
Mgr Paul Mathar, archevêque maronite de Beyrouth, a rappelé que cet attentat avait eu lieu «en plein quartier chrétien». Ceux qui étaient visés «sont évidemment les personnes, les civils», a souligné le prélat. «Ce n’est pas une guerre politique. Ce ne sont pas les politiques qui sont la cible de l’attentat», a-t-il assuré.
«Nous cherchons à travailler pour que notre pays ne soit pas impliqué dans ce qui se passe en Syrie, a encore affirmé Mgr Mathar, mais peut-être qu’il y a des personnes qui veulent nous pousser à la guerre».
Contagion syrienne
Dans l’après-midi du 19 octobre 2012, une violente explosion s’est produite à quelques dizaines de mètres d’un bureau des Phalanges. Ce parti chrétien de l’opposition libanaise est hostile au régime syrien de Bachar al-Assad. L’attaque aurait fait entre trois et huit morts selon les premiers bilans, et de très nombreux blessés.
Cet attentat est le premier dans la région depuis janvier 2008. Il survient alors que rebelles et troupes du régime s’affrontent dans le pays voisin, la Syrie. (apic/imedia/ami/mm/rz)



