Paolo Gabriele aurait demandé pardon à Benoît XVI dans un courrier
Le majordome affirme avoir agi seul
Rome, 24 juillet 2012 (apic) Selon le quotidien italien Corriere della Sera le majordome de Benoît XVI, Paolo Gabriele, suspect principal de l’affaire des ›Vatileaks’, aurait écrit au pape pour lui exprimer ses regrets et lui demander pardon.
Interpellé par le Corriere della Sera, l’un des deux avocats de l’unique suspect dans le cadre des fuites de documents confidentiels en provenance du Saint-Siège assure ainsi que son client à demandé pardon à Benoît XVI dans une lettre confidentielle. Dans ce courrier, le majordome du pape assure qu’il n’a pas eu de complices, contrairement à des informations parues dans la presse allemande et italienne qui ont provoqué la vive réprobation du Saint-Siège.
Selon Carlo Fusco, ce courrier, qu’il n’a pas lu mais dont il connaît en substance une partie du contenu, a été transmis à la commission cardinalice nommée directement par le pape pour enquêter sur les ›Vatileaks’, sous la houlette du cardinal Julian Herranz, épaulé dans sa tâche par deux autres cardinaux octogénaires : Jozef Tomko et Salvatore De Giorgi.
Interrogé par I.MEDIA, le Bureau de presse du Saint-Siège n’a pas souhaité commenter cette information, jugeant que sa divulgation relevait d’une décision de la défense de Paolo Gabriele. L’existence de cette lettre n’a pas été démentie.
Ni complices ni complot
«Il n’apparaît nulle part que Paolo Gabriele ait eu des complices», souligne en outre Carlo Fusco, cité par le Corriere della Sera, et qui évoque à la fois les interrogatoires et les documents dont il a pu prendre connaissance. Il insiste sur le fait que l’hypothèse d’un complot ou de complices ne semble pas être prise en considération par les enquêteurs.
Au sujet des affirmations du quotidien l’allemand Die Welt, suivies par La Repubblica et mettant en cause deux hauts prélats, Mgr Joseph Clemens et le cardinal Paolo Sardi, ainsi que Mme Ingrid Stampa dans l’affaire des ›Vatileaks’, Carlo Fusco a assuré qu’il ne lui semblait pas que ces personnes aient été mises en examen. «Pour ce que j’en sais, a-t-il affirmé, Paolo Gabriele est le seul suspect». Il a ajouté qu’ils avaient peut-être été entendus comme témoins mais qu’aucune confrontation avec l’ancien majordome n’avait eu lieu. A ses yeux, «il n’y a eu aucun complot, ni interne, ni externe au Vatican, qui puisse avoir un lien avec Paolo, en rapport avec les fuites de documents». (apic/imedia/mp)



