«Le mariage est un sacrement sexuel»
Rome: Des témoignages de couples inaugurent les séances de travail du Synode
Rome, 7 octobre 2014 (Apic) C’est l’une des nouveautés de ce Synode des évêques sur la famille. Au début de chaque session de travail, un couple présentera un témoignage concret aux pères synodaux, afin d’illustrer les problématiques familiales actuelles. Le premier couple, des Australiens, a évoqué avec sincérité les difficultés de la vie matrimoniale et des dilemmes familiaux rencontrés dans leur entourage sur les sujets les plus divers, de l’homosexualité au veuvage.
Ron et Mavis Pivola, originaires de Sydney et mariés depuis 55 ans, sont les co-directeurs du Conseil catholique d’Australie pour le mariage et la famille. Devant une assemblée composée en grande majorité de cardinaux et d’évêques, le 6 octobre en milieu d’après-midi, ils ont évoqué leur rencontre et leur vie de couple en des termes très directs.
«Petit à petit, nous nous sommes rendus compte que la seule caractéristique qui différenciait notre relation sacramentelle de toute autre bonne relation centrée sur le Christ était l’intimité sexuelle, ont-ils expliqué, et que le mariage est un sacrement sexuel avec sa pleine expression dans les relations sexuelles».
«Tant que les couples mariés ne considèrent pas l’union sexuelle comme une partie essentielle de leur spiritualité, il est extrêmement difficile d’apprécier la beauté des enseignements (…) d’Humanae vitae», a ajouté le couple, demandant de «nouvelles façons» et un «langage pertinent» pour présenter ce texte, souvent mal compris par les fidèles.
Homosexualité, divorce, maladie: des défis concrets
Mais au-delà de leur expérience strictement personnelle, Ron et Mavis Pivola ont également évoqué celles de certains de leurs proches. Ils ont ainsi mentionné un couple d’amis dont le fils homosexuel voulait inviter son compagnon pour passer Noël en famille. «Leur réponse peut être résumée en peu de mots: ›C’est notre fils’», ont-ils raconté. Les Australiens ont aussi cité une amie divorcée mais persévérante dans la pratique religieuse, «allant régulièrement à la messe et ne se plaignant pas avec ses enfants», ou encore cette «veuve âgée» avec son fils d’une quarantaine d’années et gravement malade à charge.
Par ces exemples, affirment-ils, «nous apprenons à reconnaître que nous portons tous des éléments d’échec et de faiblesse dans nos vies». Aux yeux de ce couple, «l’accepter (…) aide énormément à réduire notre tendance à juger les autres, qui représente un obstacle important à l’évangélisation». (apic/imedia/mm/bb)



