Rome: Le porte-parole du Saint-Siège s’exprime en faveur du mariage traditionnel
Le mariage monogame, une conquête de civilisation
Rome, 11 novembre 2012 (Apic) Le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège a défendu, le 10 novembre 2012, le mariage traditionnel. Il s’est exprimé quelques jours après l’adoption, par le Conseil des ministres français, du projet de loi sur le ’mariage homosexuel’.
Le Père Federico Lombardi a pris la défense de «la reconnaissance publique du mariage monogame entre un homme et une femme comme une conquête de civilisation». Sans cela, on court le risque d’une légalisation de la polygamie et de la polyandrie, a-t-il prévenu dans son éditorial pour l’émission hebdomadaire «Octava Dies», diffusée par le Centre télévisé du Vatican.
Le Père Lombardi constate qu’il y a «dans les pays occidentaux, une tendance répandue à modifier la conception classique du mariage entre l’homme et la femme, ou plutôt à essayer de l’abandonner, en lui retirant une reconnaissance légale spécifique et privilégiée par rapport à d’autres formes d’union». En France, rappelle-t-il, le gouvernement a présenté un projet de loi «tendant à transformer le mariage, de manière à y inclure le mariage homosexuel».
La logique du ’mariage homosexuel’
Conscient que ce n’est pas une nouveauté, le Père jésuite invite à «se demander si cela correspond vraiment à ce que ressentent les populations». A ses yeux, on ne voit pas la logique du ’mariage homosexuel’ «dans une perspective à long terme de bien commun». L’Eglise catholique n’est pas la seule à émettre de sérieuses réserves, a-t-il précisé, citant notamment le grand rabbin de France.
Pour le Père Lombardi, il faut que «l’époux et l’épouse soient reconnus publiquement comme tels» et que «les enfants qui viennent au monde puissent savoir et dire qu’ils ont un père et une mère». En somme, il s’agit de «conserver une conception de l’être humain et des rapports humains dans laquelle la reconnaissance publique du mariage monogame entre un homme et une femme soit une conquête de civilisation». Sinon, poursuit le Père jésuite,» «pourquoi ne pas envisager également la polygamie librement choisie et, naturellement, pour ne pas faire de discrimination, la polyandrie?»
Le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège conclut son éditorial par un avertissement: «il ne faut donc pas s’attendre à ce que l’Eglise renonce à proposer que la société reconnaisse une place spécifique au mariage entre un homme et une femme». (apic/imedia/cp/ggc)



