Le meurtre d’une secrétaire paroissiale inquiète l'Eglise de Côte d'Ivoire

Après le meurtre à coups de machette, dans son bureau, de la secrétaire d’une paroisse d’Abidjan, l’archidiocèse de la capitale de Côte d’Ivoire exige que toute la lumière soit faite sur ce crime. L’Eglise appelle tous ses fidèles à la vigilance.  

Faustine Brou N’Guessan, secrétaire de la paroisse Sainte-Cécile du Vallon, a été frappée à mort dans le bureau paroissial le 10 août 2019, rapporte l’agence vaticane Fides. La femme de soixante ans, mère d’une fille, travaillait depuis trente ans au service de la paroisse. Elle aurait dû prendre sa retraite cette année.

«Il faut que la pleine lumière soit faite sur le meurtre de Faustine Brou N’Guessan. L’Eglise est miséricordieuse, mais la miséricorde s’opère dans la justice» a affirmé le Père Augustin Obrou, responsable de la communication de l’archidiocèse d’Abidjan.

Les catholiques inquiets pour leur sécurité

Le meurtre de la secrétaire avait été précédé par la profanation d’un certain nombre de statues de Notre-Dame et par des agressions contre des prêtres et des laïcs engagés dans des services paroissiaux. Une situation qui ne manque pas d’inquiéter l’Eglise locale.

Le Père Obrou a invité les fidèles à la vigilance. «Nos paroisses ont des agents de sécurité, mais il serait souhaitable que les fidèles signalent les anomalies qu’ils constatent dans le comportement des gens qui viennent dans nos paroisses. C’est vrai que l’Eglise est un lieu de recueillement. On ne se mettra pas à fouiller les gens par souci d’éviter de créer une psychose, néanmoins certaines attitudes nous obligent à être plus vigilants». (cath.ch/fides/mp)

22 août 2019 | 11:23
par Maurice Page
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