Le ministre Ben Ami refuse de parler de la Mosquée de Nazareth
Jérusalem, 12 septembre 2000 (APIC) Le Ministre israélien des Affaires Etrangèères Shlomo Ben Ami a refusé d’aborder le problème de la mosquée de Nazareth Jérusalem. La question n’est pas à l’ordre du jour, a affirmé lundi Ben Ami aux autorités chrétiennes d’Israël qui relançaient le problème.
La rencontre de lundi a été demandée par le Ministre israélien des affaires étrangères, Shlomo Ben Ami, afin d’écouter les avis des autorités religieuses chrétiennes à propos du futur aménagement de Jérusalem. Elle a vu la participation du patriarche latin Michel Sabbah, du patriarche arménien orthodoxe Torkom Manoukian, d’un représentant du patriarcat grec orthodoxe et du religieux franciscain Giovanni Battistelli, de la Custodie de Terre Sainte.
Les prélats ont voulu discuter avec le Ministre Ben Ami du problème de la mosquée de Nazareth, qui est sur le point d’être construite dans les environs directs de la basilique de l’Annonciation. Le ministre aurait répondu très sèchement: «Je ne veux pas en parler. La mosquée n’est pas à l’ordre du jour que j’ai établi».
Mosquée critiquée également pr les autorités islamiques
Les différentes Eglises chrétiennes discutent actuellement des futurs gestes à poser pour pousser le gouvernement israélien à la révocation absolue de la construction de la mosquée, critiquée également par les hautes autorités islamiques. Au mois de novembre dernier, les Eglises chrétiennes avaient organisé une soirée des Lieux saints pour demander «respect et justice».
Depuis à peu près un an, les Eglises chrétiennes se plaignent des actes anti-chrétiens dus au favoritisme du gouvernement israélien envers les fondamentalistes islamiques, ainsi que de l’évidente inefficacité des forces de l’ordre. L’affaire de la mosquée met aussi en question le futur aménagement de Jérusalem. Le cas de Nazareth montre en effet que les Lieux saints ne peuvent pas être gérés comme une question locale. Pour les Eglises chrétiennes, chaque sanctuaire en Terre Sainte a une valeur internationale et exige donc des garanties qui en sauvegardent la liberté. (apic/fides/bb)



