Allemagne: Benoît XVI encourage chrétiens et musulmans à collaborer
Le pape a rencontré des responsables musulmans
Berlin, 23 septembre 2011 (Apic) Convaincu qu’un consensus sur les valeurs éthiques fondamentales est nécessaire, Benoît XVI estime qu’une «collaboration féconde entre chrétiens et musulmans est possible». Le pape s’exprimait devant une quinzaine de leaders musulmans, dont une femme, qu’il rencontrait, le 23 septembre, à la nonciature apostolique de Berlin.
«Les hommes religieux, avec leurs convictions respectives peuvent donner un témoignage important dans de nombreux secteurs cruciaux de la vie sociale, comme la sauvegarde de la famille fondée sur le mariage, le respect de la vie dans toutes les phases de son évolution naturelle, ainsi que la promotion d’une plus grande justice sociale», a affirmé Benoît XVI.
«Pour cela aussi, j’estime important de célébrer une Journée de réflexion, de dialogue et de prière pour la paix et la justice dans le monde», a ajouté le pape, évoquant la future rencontre d’Assise du 27 octobre prochain.
Comme lors de sa rencontre avec la communauté juive, le 22 septembre, le pape a encouragé le dialogue entre les religions, pomme de discorde entre Rome et la Fraternité Saint-Pie X invitée à réintégrer l’Eglise catholique. «Avec le rassemblement d’Assise, nous voulons montrer, avec simplicité, que, en hommes religieux, nous offrons notre contribution pour la construction d’un monde meilleur».
Lors de la rencontre, Mouhanad Khorchide, jeune professeur d’études islamiques, a salué le dialogue engagé par Rome avec les musulmans.
Le respect de l’autre
Dans son discours, le pape a souligné le rôle de la Constitution allemande de mai 1949, comme base toujours actuelle de la cohabitation civile. Benoît XVI a rappelé que ses auteurs avaient cherché un terrain solide sur lequel tous les citoyens pourraient se reconnaître, en établissant quelques droits inaliénables, propres à la nature humaine.
Le pape a également salué la grande importance attribuée par les musulmans à la dimension religieuse, expliquant que certains pouvaient y voir «une provocation dans une société qui tend à marginaliser cet aspect». Il a affirmé que l’Eglise s’engageait fermement pour que l’appartenance religieuse soit justement reconnue dans la société et que le respect envers l’autre soit toujours maintenu. (apic/imedia/ami/nd)



