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Le pape annonce une journée de prière pour le Liban

Le pape François a annoncé la tenue d’une Journée universelle de prière et de jeûne pour le Liban le 4 septembre. Il a également déclaré lors de l’audience générale du 2 septembre 2020 que le cardinal secrétaire d’Etat Pietro Parolin serait présent à cette date au Liban pour le représenter personnellement.

A son arrivée dans la Cour Saint-Damase, le pape François s’est arrêté devant le Père Georges Breidi, un prêtre libanais, et a embrassé le drapeau au Cèdre qu’il lui tendait. A la fin de l’audience générale, le pontife argentin a invité le prêtre maronite à le rejoindre et, le drapeau libanais dans la main, a adressé un long plaidoyer pour son «cher Liban».

Un mois après l’explosion survenue dans le port de Beyrouth le 4 août 2020, responsable de la mort d’au moins 190 personnes et à l’origine d’une grave crise au Liban, le pape François a ainsi appelé à une Journée universelle de prière et de jeûne pour ce pays le 4 septembre. Le cardinal Parolin, son «numéro 2», se rendra au Liban ce jour afin de le représenter, a annoncé le pape.

Un pays d’espérance

Le chef de l’Eglise catholique, conscient du danger qui menace le pays, a rappelé le message délivré par Jean Paul II en 1990 lors de son déplacement dans ce pays du Levant, pendant une période critique pour la région. Le Liban ne peut pas être abandonné dans sa solitude, car il est «pays d’espérance».

Les Libanais ont «toujours conservé leur foi en Dieu et démontré la capacité à faire de leur terre un lieu de tolérance, de respect, de partage». En cela, le Liban est quelque chose de plus qu’un Etat, a insisté le pape. C’est un «message de liberté, de pluralisme, pour l’Orient et l’Occident».

«Aidez ce pays à renaître !»

Le 266e pape a demandé aux responsables de s’engager avec sincérité dans l’œuvre de reconstruction en prenant en considération le bien commun et le futur de la nation. Il les a incités à donner un «exemple de pauvreté et de fidélité»: «Aidez ce pays à renaitre !», a-t-il lancé.

Il s’est aussi adressé particulièrement aux habitants de Beyrouth, leur demandant de «ne pas laisser tomber le rêve de ceux qui ont cru dans l’avenir d’un pays beau et prospère». Il a demandé que survive cette «culture de la rencontre», rappelant ce que saint François d’Assise appelait «fratellanza», la fraternité.

«Le parfum de la vie en commun»

Après cette intervention, le pape a demandé au Père Breidi de s’exprimer. «Nous avons besoin de votre soutien et du soutien de l’Eglise universelle», a affirmé le prêtre maronite. Il a remercié le pontife et l’a invité à visiter le Liban.

L’évêque de Rome a demandé à tous de confier leurs prières, angoisses et espoirs à Notre-Dame de Harissa, patronne et protectrice du Liban, de lui demander que le Liban puisse à nouveau «répandre le parfum de la vie en commun». Il a alors observé un temps de prière silencieuse, accompagné par l’assemblée. (cath.ch/imedia/cd/ah/be)

Le pape prie silencieusement pour le Liban le 2 september 2020 | © Vatican Media
2 septembre 2020 | 13:54
par I.MEDIA
Beyrouth (30), Liban (168), pape françois (1967)
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