Vatican

Le pape appelle les catholiques hongrois à ne pas se laisser «voler» la fraternité

Un pèlerinage permet de transformer les «rancœurs et méfiances anciennes» en de nouvelles possibilités de communion, a assuré le pape François le 1er juin 2019 au sanctuaire marial de Sumuleu-Ciuc, en Roumanie. Là, le pontife a célébré une messe en extérieur.

Parmi les 80’000 à 100’000 fidèles présents figurait le président de la Hongrie. Le lieu est en effet au cœur de l’identité hongroise, car il commémore une victoire sur les Turcs en 1442. Le samedi avant la Pentecôte, les Hongrois y sont nombreux à venir en pèlerinage, car cette date marque l’anniversaire d’une victoire, en 1567, contre une tentative d’imposer le protestantisme aux habitants du lieu. Les fidèles présents pour la messe célébrée par le pontife étaient donc très largement Hongrois – que ce soit de Hongrie ou de Roumanie. L’homélie a donc été traduite deux fois, d’abord en roumain, puis en hongrois.

Marcher ensemble

Faire un pèlerinage, a considéré le successeur de Pierre dans son homélie en reprenant la devise du voyage, c’est marcher ensemble. C’est donc demander au Seigneur la grâce de changer les «rancœurs et méfiances anciennes» en de nouvelles possibilités de communion. A l’image de la marche commune d’un pèlerinage, il ne faut pas avoir peur de se mélanger, a-t-il exhorté, afin de promouvoir la fraternité et le désir du bien. C’est un «travail artisanal», celui de «tisser» ensemble l’avenir.

Pour le pape, venir à Sumuleu-Ciuc est ainsi une invitation à ne pas se laisser «voler» la fraternité par les «voix et blessures» qui nourrissent la division. D’autant que si le lieu est cher aux Hongrois, y viennent aussi des Roumains, des catholiques mais aussi des fidèles d’autres confessions. Pour le pape, le lieu est donc «symbole» de dialogue d’unité et de fraternité. S’y retrouve un peuple dont «les mille visages, cultures, langues et traditions» sont la «richesse».

Légers changements de programme

En raison des mauvaises conditions météorologiques, le programme de la seconde journée de ce voyage apostolique a été légèrement modifié. Alors que le pontife devait atterrir à Bacau et ensuite rejoindre Sumuleu-Ciuc, il a finalement d’abord rejoint Targu Mures, plus à l’ouest. De là, il a rejoint le sanctuaire marial par la route. Si les fidèles y ont attendu plusieurs heures sous la pluie, celle-ci a cessé avec l’arrivée du pape.

Après cette célébration, l’évêque de Rome doit déjeuner sur place puis rejoindra la ville de Iasi. Là, il visitera en privé la cathédrale de la ville puis présidera une rencontre avec les jeunes et les familles. (cath.ch/imedia/xln/mp)

Le pape François au sanctuaire marial de Sumuleu-Ciuc, en Roumanie | © EPA/ROBERT GHEMENT
1 juin 2019 | 12:17
par Maurice Page
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