Le pape demande de mettre fin au bruit des «chaussures des soldats»

Rome : Durant la nuit de Noël, Benoît XVI a prié pour la paix et la fraternité

Rome, 25 décembre 2010 (Apic) Au cœur de la nuit de Noël, dans la nuit du 24 au 25 décembre 2010, Benoît XVI a prié pour la paix, demandant à Dieu de mettre fin au bruit des «chaussures des soldats». Célébrant la messe dans la basilique Saint-Pierre, devant plusieurs milliers de fidèles, le pape a prié également pour une vraie fraternité et la «domination» de la vérité de Dieu sur la terre.

Dans la nuit de Bethléem, «un enfant nous est né, un Fils nous a été donné; l’insigne du pouvoir est sur son épaule», a rappelé le pape à cette occasion, en commentant la lecture tirée du prophète Isaïe. Dans son homélie, Benoît XVI a longuement évoqué la venue dans le monde à Noël du petit enfant qu’est Jésus, un «petit enfant» qui a cependant ” allumé parmi les hommes la lumière de la bonté et leur a donné la force de résister à la tyrannie du pouvoir».

Un petit enfant face aux «pouvoirs prétentieux du monde»

«Dans la faiblesse du fait d’être un petit enfant, a encore expliqué le souverain pontife aux fidèles, il est le Dieu fort et il nous montre ainsi, devant les pouvoirs prétentieux du monde, la force propre de Dieu».

Filant la métaphore biblique, le pape a soutenu que «le bâton du tortionnaire» n’avait pas encore été brisé et que marchaient encore aujourd’hui «bruyantes, les chaussures des soldats». Dans une prière, Benoît XVI a alors demandé à Dieu de réaliser totalement sa promesse: «Brise les bâtons des tortionnaires. Brûle les chaussures bruyantes. Fais que finisse le temps des manteaux couverts de sang. (…) Etablis dans le monde la domination de ta vérité, de ton amour – le ›royaume de la justice, de l’amour et de la paix’».

Soutenant que le Christ crée la véritable fraternité, Benoît XVI l’a encore supplié de donner aux hommes cette «vraie fraternité». «Aide-nous à reconnaître dans l’autre qui a besoin de moi, en ceux qui souffrent ou qui sont abandonnés, en tous les hommes, ton visage, et à vivre avec toi comme avec des frères et des sœurs pour devenir une famille, ta famille», a encore demandé le pape dans son homélie en italien.

Solidarité avec ceux qui souffrent ou qui sont abandonnés

Au cours de cette messe solennelle, de jeunes enfants de 6 à 10 ans originaires des Philippines, du Guatemala, d’Australie, d’Italie et de France ont participé à la procession des offrandes. Les textes bibliques ont été lus en espagnol, italien et anglais alors que les intentions de prière universelle l’étaient en polonais, en français, en philippin, en portugais et en allemand.

Le 25 décembre à 12h, Benoît XVI prononcera depuis la loggia centrale de la basilique Saint-Pierre son traditionnel message «Urbi et Orbi» (à la ville de Rome et au monde) en plus de 60 langues. Dans ce message, le pape devrait particulièrement évoquer plusieurs situations de conflit à travers le monde et prier pour la paix.

L’an passé, la messe de la nuit de Noël au Vatican avait été marquée par une chute du pape, bousculé par une déséquilibrée italo-suisse. Alors que Benoît XVI entrait en procession dans la basilique Saint-Pierre, cette jeune femme surgie d’un côté de l’allée centrale avait enjambé une barrière de sécurité pour se précipiter sur lui, s’accrochant à ses vêtements. Une chute sans gravité pour Benoît XVI mais qui avait entraîné celle du cardinal français Roger Etchegaray, aussitôt hospitalisé pour une fracture du col du fémur. (apic/imedia/ami/be)

25 décembre 2010 | 10:35
par webmaster@kath.ch
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