Jérusalem : Devant le Mur occidental, le pape François donne l’accolade à ses amis argentins, un juif et un musulman

Le pape demande la grâce de la paix

Jérusalem, 26 mai 2014 (Apic) Devant le Mur occidental, lieu sacré du judaïsme, le pape François a donné, le 26 mai 2014, une accolade inédite et hautement symbolique à ses deux amis argentins qui l’accompagnaient, le rabbin Abraham Skorka et le musulman Omar Abboud. Peu avant, le pontife avait glissé la prière du Notre-Père en espagnol dans les fentes de ce qui reste du temple de Jérusalem, au dernier jour de son voyage en Terre Sainte.

Après avoir visité l’Esplanade des mosquées et rencontré le Grand mufti, devant ce que les juifs appellent le ›Kotel’, le pape François a été rejoint par ses amis et membres de la délégation pour ce voyage de trois jours en Terre Sainte. Il a alors donné une accolade commune au rabbin Skorka et au musulman Omar Abboud, tous deux très engagés à ses côtés dans le dialogue interreligieux, à l’époque où il était encore archevêque de Buenos Aires, en Argentine. C’est la première fois que des croyants d’autres religions font partie d’une délégation officielle lors d’un voyage pontifical.

Prière devant le mur des lamentations

Avant cette étreinte, le pape a prié quelques instants en silence face à ce qui reste du temple détruit par les Romains en 70. Seul devant le mur, il a ensuite récité une prière écrite sur une feuille, lue à voix basse. Puis il l’a remise dans une enveloppe qu’il a glissée dans une fente. Selon le Bureau de presse du Saint-Siège, il s’agit du ›Notre-Père’ dans sa langue maternelle, à savoir l’espagnol.

A son arrivée devant le mur, il avait été accueilli par le Grand rabbin et président de la fondation qui régit le lieu et qui lui avait adressé des paroles de bienvenue, alors que le custode de Terre Sainte, le Père Pierbattista Pizzaballa, assurait la traduction de cette rencontre. On lui avait ensuite présenté une maquette pour expliquer comment le mur, haut de 15 mètres aujourd’hui, s’insérait dans l’ensemble du temple lorsqu’il était encore debout, ainsi que son histoire. Visiblement heureux de rencontrer le pontife, de nombreux dignitaires juifs l’ont salué avec chaleur.

Invité à écrire sur le Livre d’or de ce lieu, le pape a assuré qu’il avait demandé «au Seigneur la grâce de la paix». «Je ressens un sentiment de joie en rencontrant mes frères aînés», a-t-il encore écrit.

Les images du pape en prière ne sont pas sans rappeler celles de la veille, où il s’était arrêté quelques instants, dans la même position, pour se recueillir sur le mur de séparation israélien, à Bethléem. (apic/imedia/mm/mp)

26 mai 2014 | 09:20
par webmaster@kath.ch
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