Rome: La renonciation de Benoît XVI a marqué l’histoire de l’Eglise, assure le ›porte-parole’ du Vatican
Le pape émérite est désormais un «sage» pour l’Eglise
Rome, 10 février 2014 (Apic) La décision de Benoît XVI de renoncer au pontificat, le 11 février 2013, a véritablement marqué «l’histoire de l’Eglise». C’est ce qu’a affirmé le père Federico Lombardi, directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, dans une interview diffusée par Radio Vatican le 10 février 2014, à la veille du 1er anniversaire de cet événement. Pour le ›porte-parole’ du Vatican, le pape émérite est désormais un «sage» pour l’Eglise.
Le père Lombardi voit en la renonciation de Benoît XVI, voilà un an, «une décision prise librement qui marque véritablement la situation et l’histoire de l’Eglise». D’après le père Federico Lombardi, si cette renonciation a été vue par une grande majorité des personnes comme un geste surprenant, son entourage proche voyait déjà avant cela une réflexion de sa part sur ce sujet. «Il l’avait déjà dit explicitement dans sa conversation avec Peter Seewald (journaliste allemand, auteur d’un livre d’entretiens avec Benoît XVI, ndlr) quelque temps auparavant», rappelle le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, évoquant le temps de «discernement spirituel» pris par Benoît XVI en amont de sa renonciation.
Le pape émérite avait alors expliqué d’une manière juste et claire les critères sur la base desquels il avait pris sa décision, rappelle le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège pour qui, «en ce sens, c’est un grand acte de gouvernement, accompli avec une grande profondeur spirituelle». Le père Lombardi salue encore la clarté avec laquelle Benoît XVI s’était préparé à la renonciation et qui lui a donné la sérénité et la force nécessaire pour la réaliser. Ce geste représente pleinement pour le ›porte-parole’ du Saint-Siège ce «sens de l’accompagnement de l’Eglise en chemin».
Un sage et un saint
Benoît XVI désirait «avoir un temps pour vivre la dimension de la prière avec plus d’espace, de totalité et de profondeur», indique aussi le père Lombardi, précisant que ce temps est arrivé. Ce n’est pas pour autant qu’il vit de façon isolée. Certes, il n’y a plus la dimension publique dans la vie du pape émérite, explique le père jésuite, mais il mène une «activité normale pour une personne âgée religieuse», faite de «prière, de réflexion, de lecture, d’écriture dans le sens où il répond à la correspondance qu’il reçoit», mais aussi de «rencontres avec les personnes qui lui sont proches».
Le père Lombardi évoque également les relations entre Benoît XVI et le pape François, marquées par la normalité et la solidarité. Désormais, la cohabitation au Vatican entre les deux hommes se passe très bien, relève le père Lombardi, car la papauté n’est pas «un pouvoir» mais un «service». Et de mentionner les images inhabituelles des deux papes, qui prient ensemble: «c’est un signe très beau et encourageant de la continuité du ministère pétrinien au service de l’Eglise».
Enfin, aux yeux du ›porte-parole’ du Vatican, la présence de Benoît XVI est «une présence spirituelle forte, qui accompagne et donne la sérénité». Désormais, estime-t-il, le pape émérite fait penser aux «grandes figures des anciens dans l’histoire de l’Eglise ou de l’histoire sainte». Pour le père Lombardi, il est le «grand ancien» de l’Eglise, un «sage» et un «saint» qui invite à «aller de l’avant dans le chemin, avec confiance et espérance». (apic/imedia/mm/mb/cw)



