Voyage de Benoît XVI en Grande-Bretagne
Le pape est arrivé à Edimbourg
Edimbourg, 16 septembre 2010 (Apic) L’avion de Benoît XVI a atterri à l’aéroport international d’Edimbourg, en Ecosse, le 16 septembre 2010, à 10h15 (heure locale, GMT+1). Après un peu moins de 3 heures de vol au-dessus de l’Italie, de la France et de l’Angleterre, Benoît XVI a été accueilli, de façon inédite, par le duc d’Edimbourg en personne, l’époux de la reine Elisabeth II. Les deux hommes devaient ensuite s’entretenir brièvement dans le Pavillon royal de l’aéroport.
La cérémonie de bienvenue au Palais royal de Holyroodhouse en présence de la reine d’Angleterre, et non sur le tarmac de l’aéroport comme de coutume, sera ensuite la première étape de ce voyage de 4 jours en Ecosse et en Angleterre, un déplacement riche en rendez-vous politiques et religieux. Dans ce palais du 12e siècle, résidence d’été officielle de la reine en Ecosse, le pape prononcera son premier discours en terre écossaise, après avoir rencontré en privé celle qui est à la tête de l’Eglise anglicane. Cependant, Elisabeth II a volontairement souhaité honorer le pape en le recevant à Edimbourg et non sur le sol anglais. Chef de l’Eglise d’Angleterre, la reine n’est en revanche pas à la tête de l’Eglise d’Ecosse, nation qui constitue donc un terrain neutre pour cette rencontre.
Ce voyage du pape en Grande-Bretagne, dans un contexte difficile, s’annonce particulièrement chargé, avec plus d’une vingtaine de rendez-vous dans 4 villes différentes (Edimbourg, Glasgow, Londres et Birmingham), et pas moins de 15 discours ou homélies. S’il se rend officiellement outre-Manche pour béatifier le cardinal anglais converti John Henry Newman (1801-1890), Benoît XVI devra aussi passer par un certain nombre de rendez-vous à caractère politique.
Dans un télégramme envoyé dans la matinée au président italien Giorgio Napolitano, Benoît XVI avait indiqué se rendre au Royaume-Uni pour notamment rencontrer les habitants de ce «noble pays» et avait invoqué la bénédiction de Dieu «sur les responsables (italiens, ndlr) du bien public appelés à servir le bien commun».
Début de polémique
Au moment où Benoît XVI a mis le pied en terre écossaise, les médias anglais ont déjà retenu des propos tenus par le cardinal Walter Kasper dans l’hebdomadaire allemand Focus et publiés le 15 septembre 2010, assimilant la Grande-Bretagne à un «pays du Tiers-Monde». Les déclarations de l’ancien président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens ont contraint le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, le père Federico Lombardi, à faire une mise au point. Selon le père jésuite, «les opinions du cardinal Kasper ne traduisent aucune sorte d’intention négative ou de mépris pour le Royaume-Uni».
Le père Lombardi est aussi revenu sur le regret exprimé par le cardinal Kasper – officiellement absent du voyage pour raisons de santé – de la présence en Angleterre d’un «néo-athéisme agressif» répandu en Angleterre. Pour le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, le cardinal allemand «faisait évidemment référence aux positions de certains auteurs bien connus qui se montrent particulièrement agressives sous couvert d’argumentations scientifiques ou culturelles mais qui en réalité n’ont pas la valeur qu’ils prétendent». (apic/imedia/pr)



