Le président israélien Reuven Rivlin a rencontré le pape François | © NATO/Flickr/CC BY-NC-ND 2.0
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Le président israélien Reuven Rivlin a rencontré le pape François | © NATO/Flickr/CC BY-NC-ND 2.0

Le pape et le président israélien se penchent sur les communautés catholiques de Terre sainte           

15.11.2018 par I.MEDIA

Le pape François a reçu le président de l′Etat d′Israël, Reuven Rivlin, le 15 novembre 2018, dans le Palais apostolique au Vatican. Malgré leurs bonnes relations diplomatiques, le Vatican et Israël doivent encore trouver des accords adéquats concernant certaines questions d’intérêt commun, a indiqué un communiqué du Saint-Siège.

Le drapeau blanc et bleu orné de l′étoile de David flottait dans la cour Saint-Damase pour accueillir le président israélien. Au troisième étage du Palais apostolique, le pontife a accueilli le dixième président d’Israël, à l’approche du 25e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre le Saint-Siège et ce pays. Signé le 30 décembre 1993, l’accord bilatéral était entré en vigueur le 10 mars 1994.

Au cours de leurs 35 minutes d′entretien à huis clos dans la bibliothèque privée du pape, les deux hommes ont souligné les relations positives entre leurs Etats. Ils ont toutefois espéré que des accords adéquats puissent être conclus sur certaines questions d’intérêt commun, a précisé le communiqué du Saint-Siège, en ce qui concerne notamment les autorités de l’Etat et les communautés catholiques locales. Parmi ces points, il aurait pu notamment être question d’un projet de loi permettant d’exproprier les bien immobiliers des communautés chrétiennes installées en Israël.

Jérusalem et le Proche-Orient

L’épineuse question de la ville de Jérusalem a également été évoquée, est-il encore précisé dans le communiqué, ″dans sa dimension religieuse et humaine″, ainsi que l’importance de préserver son identité et sa “vocation de ville de la paix”. En décembre 2017, les Etats-Unis ont pris la décision de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël en dépit du statu quo qui entoure la Ville sainte. Le pape François avait alors pour sa part demandé d’agir “avec sagesse et prudence” pour éviter de nouvelles tensions.

Les deux responsables se sont par ailleurs penchés sur la situation politique et sociale au Proche-Orient. Ils ont évoqué les négociations entre Israéliens et Palestiniens et l’objectif de parvenir à un accord ″respectueux des aspirations légitimes des deux peuples″. Dans ce contexte, le catholique et le Juif se sont entendus sur ″l’importance du dialogue entre les différentes communautés religieuses″ afin de garantir la coexistence pacifique et la stabilité.

Echanges traditionnels de cadeaux

Après ces échanges, le président israélien a offert au successeur de Pierre une maquette de la ville de Jérusalem, représentant les différents quartiers de la vieille Ville, juif, chrétien, arménien et musulman. “Jérusalem est une ville sainte pour les trois religions monothéistes depuis des siècles″, a expliqué Reuven Rivlin. Elle revêt une importance plus encore selon lui pour les juifs dont elle est le ″centre spirituel″ depuis plus de 3’000 ans. La ville trois fois sainte est également selon lui ″un microcosme de notre capacité à vivre ensemble″, a-t-il certifié.

Pour sa part, l′évêque de Rome a offert un médaillon représentant une plante fleurissant dans le désert, une représentation de l’amitié toujours possible selon lui. Il a également remis son message pour la Journée de la paix 2018 ainsi que son encyclique Laudato Si′ (2015). (cath.ch/imedia/pad/rz)


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