Le pape fait part de sa «douleur profonde»

Rome: A Castel Gandolfo, Benoît XVI prie pour la Pologne au lendemain de la mort du président Kaczynski

Rome, 11 avril 2010 (Apic) Au lendemain de l’accident d’avion ayant entraîné la mort du président polonais Lech Kaczynski, Benoît XVI a une nouvelle fois fait par de sa peine et assuré qu’il priait pour la Pologne, le 11 avril 2010, à Castel Gandolfo. A l’occasion de la prière du «Regina Caeli», le pape a également confié sa joie de se rendre à Turin le 2 mai prochain pour vénérer le Saint-Suaire, exposé depuis la veille et pendant plus d’un mois.

Devant les fidèles réunis dans la petite cour de sa résidence de Castel Gandolfo, le pape a fait part de sa «douleur profonde» après la mort du président polonais Lech Kaczynski dans un tragique accident d’avion, la veille, près de Smolensk, en Russie occidentale. Le chef d’Etat polonais, sa femme et la délégation qui l’accompagnait «sont morts lors de leur voyage vers Katyn, le lieu du supplice de milliers d’officiers militaires polonais assassinés il y a 70 ans», a rappelé Benoît XVI.

Alors que quelques pèlerins brandissaient des écharpes rouges et blanches, le pape a manifesté son «soutien» à «la nation polonaise bien-aimée» et assuré de ses prières pour le pays comme pour les victimes. Benoît XVI est intervenu à la fois en italien et en polonais alors que plusieurs fidèles, dont des religieuses, ne cachaient pas leur émotion. Plusieurs d’entre eux ont lancé une prière à haute voix dans la cour de la résidence des papes.

La veille, dans un télégramme adressé au président du parlement polonais, le pape avait déjà exprimé sa «profonde douleur» et présenté ses «plus sincères condoléances aux familles des victimes et à tous les Polonais».

Le pape se rend à Turin le 2 mai pour vénérer le Saint-Suaire

Après avoir récité la prière du «Regina Caeli», le pape a par ailleurs indiqué qu’il se rendrait à Turin, en Italie septentrionale, le 2 mai pour vénérer le Saint-Suaire, dont l’ostension a débuté le 10 avril. «Je me réjouis de cet événement, qui, une fois de plus», a donné lieu à un large mouvement de pèlerins, a-t-il souligné, mais aussi à «des recherches, des réflexions et surtout un rappel extraordinaire du mystère de la souffrance du Christ». Pour la première fois de son pontificat, à l’instar de centaines de milliers de pèlerins, Benoît XVI ira se recueillir devant cette pièce de tissu dont les premières traces avérées remontent au 14e siècle mais qui, selon la tradition, aurait enveloppé le corps du Christ après sa mort.

Enfin, à quelques mois de la clôture de l’année sacerdotale, évoquant l’exemple du curé d’Ars (1786-1859), qui a su «transformer le cœur et la vie de nombreuses personnes», Benoît XVI a souligné l’urgence, aussi à notre époque, d’une annonce et d’un «témoignage de la vérité de l’Amour» semblables à ceux de saint Jean-Marie Vianney. «De cette façon, a-t-il assuré, nous rendrons Celui que nos yeux n’ont pas vu de plus en plus familier et proche». (apic/imedia/be)

11 avril 2010 | 14:35
par webmaster@kath.ch
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