«Le pape François donne de l’enthousiasme à tous ceux qui sont engagés auprès des pauvres»

Rome: Le centre jésuite pour les réfugiés pourrait recevoir la visite du pape François

Rome, 8 avril 2013 (Apic) Le pape François compte visiter le ›Centro Astalli’, centre d’accueil romain pour les réfugiés tenu par les jésuites. Le directeur de cette institution, le père Giovanni La Manna, a fait cette annonce sur ses comptes Twitter et Facebook, le 7 avril 2013. Le père jésuite, qui avait invité le nouveau pontife à se rendre au centre, a affirmé avoir reçu un appel personnel de confirmation.

«J’ai invité le pape au ›Centro Astalli’, a écrit le père La Manna, puis j’ai reçu un coup de téléphone sur mon portable où il m’a dit qu’il viendrait nous visiter et il m’a demandé de saluer en son nom les réfugiés». «Le pape François est extraordinaire, a-t-il poursuivi, et il donne de l’enthousiasme à tous ceux qui sont engagés auprès des pauvres et des plus faibles», a-t-il ajouté.

Né en 1981, le ›Centro Astalli’ de Rome du Jesuit Refugee Service (JRS) accueille des réfugiés de toutes provenances et religions en 3 sièges distincts. Le JRS romain possède également un dispensaire, une école d’italien et fournit des services d’accueil, notamment d’aide à la demande de documents en règle, à la recherche d’un logement ou d’un travail. Chaque jour, le centre distribue en outre quelque 400 repas dans des locaux situés non loin de la Piazza Venezia, au cœur de la capitale. C’est là que devrait se rendre le pape François.

Arrupe et Bergoglio

Le JRS est une organisation humanitaire fondée en 1980 par l’Espagnol Pedro Arrupe, supérieur général de la Compagnie de Jésus de 1965 à 1983. Aujourd’hui, cette institution est présente dans plus de 50 pays.

Les relations entre le père Arrupe et le père Jorge Mario Bergoglio, aujourd’hui le pape François, ne furent pas toujours des meilleures. Le supérieur jésuite, dont les rapports avec le Vatican ont souvent été tendus, s’est montré plutôt tolérant avec la Théologie de la libération, très active à l’époque en Amérique latine mais vivement combattue par le Saint-Siège.

La question de la Théologie de la libération a profondément divisé les jésuites au cours de ces années turbulentes, marquées sur le continent américain par les dictatures militaires. Si le père Bergoglio, supérieur des jésuites argentins de 1973 à 1979, n’a pas été complice du pouvoir lors des heures sombres de son pays, il a toujours fermement rejeté le recours à la violence et les dérives marxistes de la lutte sociale. Le jésuite argentin, avant d’être remarqué et nommé évêque puis créé cardinal par Jean-Paul II (1978-2005), connut ainsi des moments de tension au sein de sa propre communauté ainsi qu’avec son supérieur, le père Arrupe. (apic/imedia/mm/cw)

8 avril 2013 | 11:54
par webmaster@kath.ch
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