Vatican

Le pape François met en garde contre la «paresse spirituelle»

Le chrétien ne doit pas s’arrêter à la «béatitude» de sa rencontre avec le Christ, car il s’agit alors de «paresse spirituelle», a déclaré le pape François lors de l’Angélus prononcé au Vatican le 28 février 2021. Le pape a aussi appelé à libérer les 317 jeunes filles prises en otage au Nigeria, de même qu’il a encouragé tous ceux qui luttaient contre les maladies rares.

Depuis la fenêtre du Palais apostolique du Vatican, le pape s’est exprimé à l’occasion de l’Angélus dominical devant un millier de Romains et pèlerins rassemblés place Saint-Pierre par un temps radieux. À l’occasion de ce deuxième dimanche de Carême, il a commenté l’illumination vécue dans les Évangiles par les apôtres qui ont été témoins, sur la montagne, de l’épisode de la Transfiguration du Christ.

En haut de la montagne, après avoir observé la splendeur de Jésus, les disciples n’en restent pas à la «béatitude de cette rencontre», a expliqué le pontife. Le Christ, au contraire, les «ramène dans la vallée», car il met en garde contre cette «paresse spirituelle» qui consiste à garder la lumière reçue au lieu de la transmettre.

Dans sa vie personnelle, familiale ou sociale, l’homme peut traverser «des moments d’obscurité et en venir à craindre qu’il n’y ait pas d’issue». C’est par exemple le cas face aux «grandes énigmes comme la maladie, la douleur innocente ou le mystère de la mort».

Transmettre la lumière aux autres

Pour les surmonter, il peut contempler la beauté du Ressuscité, mais ne doit pas pour oublier la réalité. «Allumer de petites lumières dans le cœur des gens, être de petites lampes de l’Evangile qui apportent un peu d’amour et d’espoir: telle est la mission du chrétien», a expliqué le pape.

«Prier, ce n’est jamais échapper aux labeurs de la vie», a expliqué le chef de l’Église catholique. Il a mise en garde contre ces situations où «nous sommes bien, avec nos prières et nos liturgies, et cela nous suffit». 

Le pape demande la libération des 317 otages

«J’unis ma voix à celle des évêques du Nigéria pour condamner le vil enlèvement de 317 jeunes filles», a déclaré le pape. Après avoir demandé leur libération, le pontife a demandé son aide à la Vierge et entonné spontanément un «Je vous salue Marie».

Le 26 février, 317 écolières ont été enlevées par des bandits dans l’état de Zamfara, dans le nord-ouest du Nigéria. Cette région est depuis plusieurs années agitée par de nombreux enlèvements de ce genre pour obtenir des rançons. Ils ont été perpétrés par des groupes séparatistes, des groupes islamistes ou encore de simples bandes armées. 

Le pape a exprimé sa proximité aux victimes et à leurs familles et les a assurées de sa prière. Il a émis le souhait que les jeunes filles puissent «bientôt rentrer chez elles».

Le pape encourage la lutte contre les maladies rares

A l’issue de l’Angélus, le pape François a tenu à encourager «les initiatives qui soutiennent la recherche et le soin» pour lutter contre les maladies rares. À l’occasion de la Journée internationale des maladies rares, il a aussi appelé à «soigner par la prière aussi» lors des moments difficiles, et à se montrer toujours «proches des enfants qui souffrent».

Le chef de l’Église catholique a salué quelques membres de plusieurs associations luttant pour trouver des solutions aux maladies rares qui étaient présents sur la place Saint-Pierre. Il a en particulier salué le travail des associations de parents. Ces «réseaux de solidarité entre les parents et les familles» sont nécessaires pour surmonter les épreuves, a-t-il affirmé.

Le pape François a enfin exprimé sa solidarité et sa proximité aux familles et aux enfants touchés. Il a prié pour que ceux qui souffrent ressentent «la caresse de Dieu». (cath.ch/imedia/cd/bh)

«Prier, ce n’est jamais échapper aux labeurs de la vie», a expliqué le pape | © Vatican media
28 février 2021 | 13:21
par I.MEDIA
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