«Le pape idéal n’existe pas», estime l’archevêque de Bordeaux

Rome: Le collège veut un pape pasteur et homme de gouvernement, assure le cardinal Ricard

Rome, 8 mars 2013 (Apic) Le nouveau pape devra être un «pasteur», fer de lance de la nouvelle évangélisation, mais aussi «un homme de gouvernement». C’est ce qu’attendent de lui les cardinaux réunis en congrégations générales, a assuré le 8 mars 2013 le cardinal Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux. Il a souligné au passage que le «pape idéal» n’existait pas.

A l’aube du 5e jour des réunions préparatoires du conclave, le cardinal Ricard livre ses impressions quant au déroulement des congrégations générales. Ces rencontres à huis clos permettent aux cardinaux de faire davantage connaissance et de faire «le tour de la planète» grâce aux différentes interventions.

Sans dresser un portrait-robot, car le «pape idéal n’existe pas», assure l’archevêque de Bordeaux, les cardinaux souhaitent un souverain pontife «capable d’entrer véritablement dans la dynamique de la nouvelle évangélisation». Il devra être «un homme de foi» qui «tire l’Eglise en avant». Après Jean-Paul II et Benoît XVI, ajoute le prélat, il est également important qu’il soit théologien. Pour autant, après le «grand enseignant» qu’a été Benoît XVI, certains disent que le moment est venu pour un pape «plus pasteur». Enfin, affirme le cardinal Ricard, il faut aussi un homme de gouvernement.

Plus de collégialité

Deux autres grandes préoccupations se sont dessinées au fil des prises de parole. Il s’est agi notamment de pointer un certain nombre de situations que le nouveau pape devra avoir à l’esprit et «dans le cœur» pour l’accomplissement de son ministère.

Selon le cardinal Ricard, l’autre point concerne l’importance d’une réflexion sur les relations entre les Eglises locales et Rome. Il assure que plusieurs cardinaux se sont montrés critiques face à certains dysfonctionnements dans les relations entre les diocèses, d’une part, et les congrégations et conseils pontificaux du Saint-Siège de l’autre.

Les cardinaux font «des suggestions pour un meilleur fonctionnement, pour plus de concertation, d’ouverture». Ils voudraient davantage de «décloisonnement» entre les différents organismes, pour une collaboration plus harmonieuse. Beaucoup appellent également de leurs vœux une «plus grande collégialité».

«Il serait bon que le pape puisse rencontrer plus souvent les chefs de ces congrégations ou de ces conseils», estime le cardinal Ricard. Il souligne également «le besoin d’une ligne directrice qui puisse être donnée pour éviter que chacun ne fasse un travail que de son côté», certes «sérieux mais sans concertation avec les autres». (apic/imedia/mm/rz)

8 mars 2013 | 14:06
par webmaster@kath.ch
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