«Le pape ne se fait pas instrumentaliser»

Rome, 28 septembre 2009 (Apic) «Le pape ne se fait pas instrumentaliser (…) d’un côté comme de l’autre», a affirmé le fondateur de la Communauté de Sant’Egidio le 28 septembre 2009, 2 jours après la brève rencontre entre Benoît XVI et le président du Conseil italien Silvio Berlusconi, qualifiée de «ruse» de ce dernier par l’opposition italienne. Cette rencontre de 3 minutes, planifiée la veille au soir dans un contexte de relations difficiles entre l’Eglise italienne, l’Etat italien et le Saint-Siège, avait eu lieu dans un des salons de l’aéroport de Ciampino, au sud de Rome, peu avant le départ du pape pour la République tchèque. «En tant que pape et homme, (…) il n’est pas manipulable, il ne se fait pas attraper par les stratégies des autres», a renchéri Andrea Riccardi dans son interview accordée au quotidien italien La Stampa. Le pape ne se concentre pas «sur les derniers événements» mais «sur les courants profonds de l’histoire», «il n’est pas prisonnier de l’instant», a ajouté le fondateur de la Communauté de Sant’Egidio, expliquant toutefois que si «Benoît XVI n’est pas l’homme des faits divers, (…) il n’est pas pour autant détaché ni éloigné des personnes qu’il rencontre».(apic/imedia/cp/js)

28 septembre 2009 | 15:50
par webmaster@kath.ch
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