Rome: Le Chemin de croix du Vendredi saint au Colisée marqué par le souvenir de Jean Paul II
Le pape polonais est mort il y a tout juste 5 ans
Rome, 30 mars 2010 (Apic) Dans les méditations qu’il a écrites pour la Via Crucis du Vendredi saint 2 avril présidée par Benoît XVI, le cardinal Camillo Ruini, ancien vicaire du diocèse de Rome, fait particulièrement mémoire du 5e anniversaire de la mort de Jean-Paul II, décédé en 2005. Le pape polonais s’était éteint au Vatican dans la soirée du 2 avril 2005, à l’âge de 84 ans.
5 ans plus tard, de nombreux Polonais effectuent à Rome un pèlerinage de la mémoire, y compris le cardinal Stanislaw Dziwisz, archevêque de Cracovie et ancien secrétaire particulier de Jean Paul II, reçu en audience par Benoît XVI le 30 mars.
Le Vendredi saint, 5 ans jour pour jour après la mort du pape polonais, le cardinal Ruini va évoquer son souvenir lors des méditations du Chemin de croix au Colisée. Ce texte, écrit par cet ancien proche collaborateur de Jean Paul II à la demande de Benoît XVI, devrait être rendu public à Rome le 31 mars. Radio Vatican en a publié auparavant quelques extraits.
L’introspection, la douleur et l’espérance sont au centre des thèmes proposés par le prélat italien pour ce Chemin de croix. Paraphrasant Jean Paul II, le cardinal Ruini explique notamment que «la limite imposée au mal, dont l’homme est à la fois l’auteur et la victime, est (…) la Divine Miséricorde». S’il constate qu’aujourd’hui la souffrance physique est la plus facile à vaincre, ou au moins à atténuer avec les nouvelles techniques disponibles, les anesthésies et les thérapies, le cardinal Ruini invite pour autant à tenir compte du fait que «Jésus n’a pas refusé la douleur physique».
Le 29 mars, en fin d’après-midi, Benoît XVI a célébré une messe en mémoire de Jean Paul II, dans la basilique Saint-Pierre. Il a alors largement rendu hommage à son prédécesseur, affirmant en particulier qu’il avait proclamé «le droit avec fermeté, sans faiblesses ou hésitations, surtout lorsqu’il devait faire face à des résistances, des hostilités et des refus». (apic/imedia/lb/be)



