Rome: Benoît XVI exhorte les jeunes à suivre le Christ sans se laisser impressionner par les bavardages de l’opinion dominante
Le pape préside la célébration du dimanche des Rameaux
Rome, 28 mars 2010 (Apic) Benoît XVI a présidé la messe solennelle du dimanche des Rameaux, place Saint-Pierre, devant des milliers de jeunes, dans la matinée du 28 mars 2010. A l’ouverture de la Semaine sainte, le pape à invité les jeunes à marcher «à la suite du Christ» qui conduit vers ce qui est grand et «vers le courage qui ne se laisse pas impressionner par les bavardages de l’opinion dominante.»
A l’occasion de la 25e Journée mondiale de la jeunesse (JMJ), le pape a particulièrement invité les jeunes générations à la suite du Christ. Ce chemin et ce «pèlerinage», a confié Benoît XVI dans sa longue homélie, «est une ascension».
Aux très nombreux jeunes présents place Saint-Pierre, le pape assis sur un trône rouge et or aux armes de Pie IX (1846-1878) a affirmé que l’homme pouvait choisir une voie confortable et esquiver toute fatigue. «Il peut aussi descendre vers le bas, le vulgaire. Il peut se précipiter dans le marécage du mensonge et de la malhonnêteté», a encore relevé le souverain pontife.
Mais, a prévenu le pape, «Jésus marche devant nous, et il va vers le haut». Benoît XVI a ainsi soutenu que le Christ menait les fidèles «vers ce qui est grand, pur, (…) vers l’air sain des hauteurs, (…) vers le courage qui ne se laisse pas impressionner par les bavardages de l’opinion dominante». Le Christ, a encore affirmé Benoît XVI, conduit vers la patience qui supporte et soutient autrui, vers la disponibilité à l’égard des personnes souffrantes ou abandonnées, «vers l’amour» et «vers Dieu». Le pape, alors, a exhorté les jeunes à être «en cordée avec Jésus-Christ.»
Le pape encourage les chrétiens de Terre Sainte à rester dans le pays de leurs origines
Au début de cette nouvelle Semaine sainte, Benoît XVI a évoqué par ailleurs le chemin du Christ vers la croix, en revenant sur le sens de son propre pèlerinage en Terre sainte, en mai 2009. Il est émouvant, a-t-il confié aux fidèles, de se retrouver à Nazareth, d’être à Bethléem, «ou encore de monter les marches vers le calvaire, jusqu’au lieu où Jésus est mort pour nous sur la croix». Le pape a souhaité également voir dans son pèlerinage en Terre sainte, comme dans celui de tous les fidèles, un encouragement pour les chrétiens à rester dans le pays de leurs origines et à s’y engager intensément pour la paix.
Comme à l’accoutumée, Benoît XVI avait introduit la messe depuis le pied de l’obélisque situé au centre de la place Saint-Pierre, les épaules recouvertes d’une grande chape rouge et or, une branche de palmier entre les mains. Mais pour la première fois, c’est en papamobile découverte qu’il avait suivi la procession menant à l’obélisque puis vers le parvis de la basilique vaticane, à l’aube de ses 83 ans. Au Vatican, on a fait savoir ensuite qu’il s’agissait de permettre au pape d’être «plus visible» par les fidèles.
Des centaines de branches d’olivier, ainsi que des arbres centenaires en provenance de la région italienne des Pouilles, décoraient la place Saint-Pierre pour rappeler les feuillages jetés à terre par la foule de Jérusalem lors de l’entrée du Christ dans la ville. La place était aussi décorée de branches de palmier tressées, réalisées à Bordighera et Sanremo, non loin de la frontière française. (apic/imedia/ami/be)



