Rome: Le mot solidarité est devenu dérangeant et pénible, déplore le pape François
Le pape prône une «égale distribution des biens»
Rome, 11 mai 2014 (Apic) Le mot solidarité est devenu «dérangeant» et «pénible», a déploré le pape François devant les participants à un colloque organisé au Vatican par la fondation «Centesimus annus» sur le thème de la solidarité dans le management. A cette occasion, le souverain pontife a également souhaité le 10 mai 2014 que les valeurs éthiques puissent devenir des valeurs économiques dans le travail ou la finance.
Dans le système économique actuel – et dans la mentalité qu’il génère – le mot solidarité est devenu dérangeant, même pénible, a ainsi dénoncé le pape avant de critiquer la crise économique, responsable selon lui d’avoir augmenté «l’allergie» à des mots comme «solidarité», «égale distribution des biens» ou «priorité au travail».
Mettre la personne humaine et le bien commun au premier plan
Cette allergie trouve son origine dans l’incapacité à trouver de quelle manière ces valeurs éthiques peuvent devenir concrètement des valeurs économiques, a expliqué le pape, c’est-à-dire «provoquer des dynamiques vertueuses dans la production, dans le travail, dans le commerce, dans la finance elle-même».
L’entrepreneur est appelé, selon le pape, à mettre la personne humaine et le bien commun au premier plan. Pour le pontife, la communauté chrétienne est le lieu où «l’entrepreneur, mais aussi l’homme politique, le syndicaliste et toutes les professions, trouvent la substance pour alimenter leur engagement et se confronter avec leurs frères».
Le pape rencontrait quelque 400 participants à un colloque organisé du 8 au 10 mai au Vatican par la fondation «Centesimus annus» sur le thème: «La solidarité et la fraternité peuvent-elles faire partie des décisions de management ?» La fondation vaticane est chargée de promouvoir l’héritage de l’Encyclique Centesimus Annus de Jean Paul II (1978-2005), écrite en 1991. (apic/imedia/mb/be)



