Le chapelain de la Garde Suisse, l'abbé Pascal Burri, lors du discours officiel lors de la prestation de serment le 6 mai 2015 (Photo: Artymiak / Garde Suisse Pontificale).
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Le chapelain de la Garde Suisse, l'abbé Pascal Burri, lors du discours officiel lors de la prestation de serment le 6 mai 2015 (Photo: Artymiak / Garde Suisse Pontificale).

"Le pape regrette ma démission", confie l'aumônier de la Garde suisse

31.08.2015 par Pierre Pistoletti

Rome, 31.08.2015 (cath.ch-apic) L’aumônier de la Garde suisse pontificale, l’abbé Pascal Burri, a remis dans la matinée du 31 août 2015 sa démission au pape François. Il invoque une difficulté linguistique: “Pour mener à bien cette mission qui m’a été confiée, il faut être parfaitement trilingue, ce qui n’est pas mon cas”, explique le prêtre du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg.

“C’est une décision que je regrette. J’ai passé une année magnifique, mais mon niveau d’allemand est trop faible”, précise au téléphone l’aumônier en poste depuis le 1e septembre 2014.

Le pape et les gardes

Pascal Burri a donc décidé de remettre sa démission au pape François qu’il a rencontré ce matin. “J’ai été très touché par la discussion que nous avons eue. C’était un peu comme l’entretien d’un père et d’un fils. Je l’ai senti très attaché à la Garde. Il s’intéresse aux jeunes et connaît le parcours de vie de certains d’entre eux. Il connaît par leur nom ceux qui veillent devant son appartement et leur apporte même parfois un livre ou un biscuit”.

Le prêtre originaire de Neuchâtel emporte différents souvenirs de ce ministère particulier, dont l’excursion qu’il a organisée du 5 au 13 juillet 2015 en Valais où la Garde, sous sa houlette, a notamment visité l’Hospice du Grand-St-Bernard, l’Abbaye et le Fort de Saint-Maurice ainsi que la vieille ville de Sion. “C’était un beau moment qui m’a permis de mieux connaître les gardes”, relève Pascal Burri. 

Des moments de solitude

“Ce sont des jeunes attachants, dont certains sont des saints, poursuit-il. On se questionne parfois sur le bienfondé d’un chapelain à temps plein pour la Garde suisse. Pour moi ce poste est important: ces jeunes en valent bien la peine”.

Le prêtre évoque également des aspects plus difficiles de son ministère romain. Il mentionne “des moments de solitude: les gardes ont leur camarades, les officiers leur famille. Le chapelain se retrouve seul à certains moments”, confie Pascal Burri, qui fêtera ses 50 ans vendredi 4 septembre.

La nouvelle charge qui lui sera confiée est encore à définir. “Je sais simplement que je serai dans le canton de Vaud, domicilié à Bottens”, explique-t-il. Jusqu’à ce qu’un nouveau prêtre soit nommé, un aumônier par intérim assurera cette charge auprès de la Garde suisse pontificale. “J’imagine que la nonciature à Berne s’active désormais pour trouver un nouvel aumônier, mais cette succession n’est pas de mon ressort”.


Encadré:

Pascal Burri

Pascal Burri est né le 4 septembre 1965 à Neuchâtel. Après une demi-licence en histoire, littérature française et musicologie, qu’il obtient parallèlement à un diplôme d’enseignement de l’orgue, il entre au séminaire de Lausanne, Genève et Fribourg en 1989. Licencié en sciences religieuses de la Faculté de théologie de Fribourg en 1994, Pascal Burri est ordonné prêtre le 21 mai 1995 à Neuchâtel. De 1994 à 1999, il effectue son ministère à Bernex (GE), de 1999 à 2005 à Gruyères (FR), avant de rejoindre Fribourg, dans l’Unité pastorale de Ste-Thérèse-St-Laurent (Fribourg, Givisiez et Granges-Paccot) dont il était curé modérateur jusqu’à sa nomination à Rome le 1e septembre 2014. (apic/com/pp)


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