Le pape soutient que le Christ est «l’herbe médicinale contre la mort»

Rome: Veillée pascale dans la basilique Saint-Pierre

Rome, 4 avril 2010 (Apic) Le pape a soutenu que le Christ est ›l’herbe médicinale contre la mort’, lors de la veillée pascale.

«L’herbe médicinale contre la mort existe», a soutenu Benoît XVI dans la soirée du 3 avril 2010, lors de la veillée pascale dans la basilique Saint-Pierre. Au cours de cette messe, le pape, qui a administré le sacrement du baptême, de la confirmation et de la première communion à 6 catéchumènes, a expliqué que le Christ, ce «remède» contre la mort, était «donné» dans le baptême.

Au cours de son homélie, Benoît XVI a ainsi assuré que «l’herbe médicinale contre la mort (existait)». «La nouveauté et l’inouï du message chrétien, de l’Evangile de Jésus-Christ, a-t-il expliqué, était et est encore maintenant ce qui nous est dit : oui, cette herbe médicinale contre la mort, ce vrai remède de l’immortalité existe. Il a été trouvé. Il est accessible». Le pape a alors soutenu que «dans le baptême, ce remède nous (était) donné».

Plus loin, le pape a insisté: «Oui, l’herbe médicinale contre la mort existe. Le Christ est l’arbre de la vie, rendu à nouveau accessible». «Si nous nous conformons» au Christ, a assuré le pape, «alors nous sommes dans la vie». «La résistance que l’homme oppose à la mort apparaît évidente», a par ailleurs affirmé le pape, avant d’ajouter qu’»aujourd’hui aussi les hommes sont à la recherche de cette substance curative», à la recherche du «remède de l’immortalité».

Benoît XVI a ainsi mis en évidence que «la science médicale actuelle s’efforce, non d’exclure à proprement parler la mort, mais d’en éliminer toutefois le plus grand nombre possible de causes, de la reculer toujours plus ; de procurer une vie toujours meilleure et plus longue». «Mais (…) qu’en serait-il vraiment, s’est-il interrogé, si l’on parvenait, peut-être pas à exclure totalement la mort, mais à la reculer indéfiniment, à parvenir à un âge de plusieurs centaines d’années ? Serait-ce une bonne chose» ? «L’humanité vieillirait dans une proportion extraordinaire, il n’y aurait plus de place pour la jeunesse», a-t-il alors poursuivi. Enfin, aux yeux du pape, «la capacité d’innovation s’éteindrait et une vie interminable serait, non pas un paradis, mais plutôt une condamnation».

Abordant particulièrement le thème du baptême, Benoît XVI a estimé qu’»au cours des siècles, les symboles sont devenus moins nombreux, mais l’évènement essentiel du baptême est toutefois resté le même». «Il n’est pas seulement un bain, a-t-il expliqué, encore moins un accueil un peu complexe dans une nouvelle association». «Il est mort et résurrection, une renaissance à la vie nouvelle», a alors affirmé le pape.

Puis, développant encore le «rite du baptême», le pape a mis en avant le «rite des renoncements et des promesses» et a rappelé que «dans l’Eglise primitive», «celui qui devait recevoir le baptême (…) prononçait un ›non’ (…) au diable» et «au péché».

La veillée pascale avait commencé à 21h par la bénédiction du feu et le rite traditionnel de la lumière. Comme le veut la tradition, à l’entrée de la basilique Saint-Pierre, le pape avait gravé sur le cierge pascal les lettres alpha et oméga, la première et la dernière de l’alphabet grec, ainsi que les chiffres de l’année en cours.

Puis il avait présidé une procession remontant la nef, alors que s’allumaient les bougies des milliers de fidèles encore dans l’obscurité. Le passage de l’ombre à la lumière symbolise ainsi l’entrée de la lumière, le Christ, dans le monde des ténèbres et du péché.

De nombreux textes bibliques ont ensuite été lus en différentes langues, suivis de l’Evangile de la résurrection. 6 catéchumènes – 4 femmes et 2 hommes – originaires du Japon, de la Russie, de la Somalie, du Soudan et de l’Albanie, ont reçu de Benoît XVI le baptême ainsi que les deux autres sacrements de l’initiation chrétienne que sont la confirmation et la communion. (apic/imedia/lb/pr)

4 avril 2010 | 10:58
par webmaster@kath.ch
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