Etats-Unis: Les habitants vivent avec la peur des effets à long terme de la marée noire
Le pasteur de Grand Isle inquiet pour l’avenir de sa paroisse
Schriever, 23 juin 2010 (Apic) Les moyens de subsistance et la qualité de vie des personnes vivant au large des côtes de la Louisiane sont affectés par la marée noire qui frappe le Golfe du Mexique. Celles-ci ne peuvent plus ni pêcher, ni nager et doivent éviter tout contact avec l’eau polluée, déplore Mike Tran, curé de la paroisse Notre-Dame de l’Isle, à Grand Isle.
«Ils ne peuvent pas pêcher, ils ne peuvent pas nager, ils ne peuvent pas interagir avec l’eau et ils ne peuvent pas vivre de la nourriture provenant de l’eau», a déclaré le Père Mike Tran au journal du diocèse de Houma-Thibodaux. «Cette marée noire a un impact traumatisant sur la population de l’île.» Grand Isle est une île-barrière à l’embouchure de la baie de Barataria, où elle rencontre le Golfe du Mexique. Elle est reliée à la Louisiane par une chaussée.
«Il n’y a plus de touristes. En fait, tout est fermé. Nous ne pouvons même pas profiter de l’air frais quand nous sommes dehors à cause de l’odeur du pétrole qui ne cesse de s’échouer sur la plage», regrette le prêtre. «Et maintenant, avec le début de la saison des ouragans, le niveau de stress des habitants a encore augmenté».
Le Père Tran s’est installé à Grand Isle deux mois avant le passage de l’ouragan Katrina. Il affirme que cette nouvelle catastrophe est cependant différente de la précédente: «Les ouragans passent. Dans le cas présent, nous ne savons pas quand tout cela va prendre fin». Et d’ajouter: «les gens ne savent pas quand ils recevront leur prochaine paie».
Il signale également que le nombre de personnes assistant les week-ends à la messe à l’Eglise de Grand Isle a diminué et que les collectes sont en baisse d’environ 1000 dollars par semaine. Il se dit inquiet pour l’avenir de la paroisse. (apic/cns/fb)



