Le Père Romanelli déplore une aide humanitaire insuffisante à Gaza
Alors que la guerre en Iran invisibilise les autres conflits, la situation est toujours extrêmement difficile dans la bande de Gaza. Le curé catholique du territoire, le Père Gabriel Romanelli, met en garde contre l’insuffisance de l’aide humanitaire.
«La situation à Gaza, particulièrement à Gaza City, est vraiment tragique», assure le Père Romanelli à Radio Vatican (3 mars 2026). Ce dernier est le curé de la paroisse de la Sainte-Famille, la seule communauté catholique du territoire palestinien. Le prêtre argentin s’efforce d’aider comme il peut la population locale, depuis le début de la guerre, en octobre 2023. Un fragile cessez-le-feu, qui dure depuis l’automne dernier, laisse un peu de répit aux habitants, même si des bombardements sporadiques se poursuivent.
Pourtant, l’aide humanitaire n’entre pas en assez grande quantité à Gaza, témoigne le Père Romanelli, et les conditions de vie de la population sont critiques. Même si des produits sont proposés sur les marchés, la plus grande partie de la population ne peut pas les acquérir, car les prix sont trop élevés. Beaucoup de Gazaouis ont perdu aussi bien leur maison que leur travail et leur salaire.
L’interdiction des ONG aggravera encore la situation
Depuis le début de la guerre, le réseau électrique est hors-service, seulement quelques générateurs à essence produisent de l’électricité. Mais là encore, les prix sont très élevés, et peu d’habitants peuvent y avoir accès. Des organisations fournissent également de l’eau potable dans les quartiers, mais pas en quantité suffisante. Des familles peuvent devoir attendre plusieurs heures pour avoir seulement 15 litres d’eau.
Le curé de Gaza s’inquiète ainsi de l’interdiction par Israël de plusieurs ONG travaillant sur place. «Cela va certainement avoir un impact sur toute la société et également la communauté chrétienne.» Des organisations ont déjà annoncé qu’elles arrêteraient la distribution d’eau potable.
La paroisse de la Sainte-Famille aide comme elle peut en accueillant notamment à nouveau les enfants à l’école. Mais ils ne sont encore revenus qu’en nombre restreint. Pour le Père Romanelli, la seule façon de commencer une reconstruction de la bande de Gaza serait d’ouvrir pleinement le territoire à l’aide humanitaire. (cath.ch/radiovatican/arch/rz)





