Le président argentin Menem lauréat du prix 1999 de la «Path to Peace foundation»

Un lauréat contesté

Rome, 5 novembre 1998 (APIC) Le président de la République d’Argentine, Carlos Saul Menem a été désigné lauréat 1999 du prix de la «Path to Peace foundation». Carlos Menem est récompensé pour sa «défense de la vie humaine et de la famille, ainsi que pour son action à la tête de l’Argentine et en faveur de la paix dans le monde».

A l’heure où l’ex-dictateur Pinochet est sous de mandats d’arrestations de la part de la justice de plusieurs pays européens, le candidat 1999 à ce prix est loin de faire l’unanimité. C’est en effet Carlos Menem qui est à l’origine de l’amnistie pour 213 militaires, officiers, dont 27 généraux et amiraux pourtant condamnés pour violations des droits de l’homme pendant la «sale guerre», de 1976 à 1983. Pendant cette période, des milliers d’Argentins ont été torturés avant d’être assassinés. Cette amnistie avait et est toujours perçue comme un scandale par les familles des milliers de disparus.

Carlos Menem devrait se rendre la semaine prochaine à Rome, où il sera reçu par le pape Jean Paul II. Le prix lui sera remis le 16 juin 1999 par Mgr Renato Martino, observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations Unies à New-York, et président fondateur de la «Path to Peace foundation».

La «Path to Peace foundation» est une association sans but lucratif fondée en 1991 pour financer la Mission du Saint-Siège auprès de l’ONU, dans ses dimensions humanitaire, morale et évangélique. Elle est cependant indépendante du Saint-Siège.

Parmi les lauréats précédents on note Corazon Aquino, ancienne présidente des Philippines (1995), Lech Walesa, ancien président de Pologne (1996), Violetta Barrios Chamorro, ancienne présidente du Nicaragua (1997) et Rafael Caldera, président du Venezuela (1998).

A l’heure où l’ex-dictateur Pinochet est sous de mandats d’arrestations de la part de la justice de plusieurs pays européens, le candidat 1999 à ce prix est loin de faire l’unanimité. C’est en effet Carlos Menem qui est à l’origine de l’amnistie pour 213 militaires, officiers, dont 27 généraux et amiraux pourtant condamnés pour violations des droits de l’homme pendant la «sale guerre», de 1976 à 1983. Pendant cette période, des milliers d’Argentins ont été torturés avant d’être assassinés. Cette amnistie avait et est toujours perçue comme un scandale par les familles des milliers de disparus. (apic/imed/pr)

27 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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