Fribourg: Mgr Farine apporte des précisions après l’acquittement du prêtre prévenu de contrainte sexuelle

Le prêtre sera soumis à examen par l’autorité diocésaine

Fribourg, 26 octobre 2010 (Apic) Pour Mgr Pierre Farine, administrateur du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg, il convient d’attendre la fin des démarches judiciaires civiles avant d’entamer une procédure canonique à l’encontre du prêtre acquitté le 19 octobre dernier, par le Tribunal de police neuchâtelois. «Les exigences de l’Eglise à l’égard de ses agents pastoraux vont nettement au-delà du respect du code pénal», rappelle-t-il.

Dans un communiqué diffusé le 26 octobre, Mgr Farine précise que le prêtre prévenu de contrainte sexuelle et acquitté par la justice civile sera soumis à examen, comme tout autre agent pastoral qui se trouverait dans la même situation. «Feu Mgr Bernard Genoud avait restreint le ministère de ce prêtre. Cette décision n’est pas annulée. Après examen, l’autorité diocésaine précisera si un ministère peut être confié à ce prêtre et à quelles conditions», précise l’administrateur diocésain.

L’évêque auxiliaire rappelle aussi que les nouvelles directives en la matière de la Conférence des évêques stipulent que «lorsqu’un agent pastoral commet des actes sexuels avec des personnes qui lui demandent conseil, ont besoin d’aide ou dépendent de lui, il s’agit d’exploitation ou d’abus sexuel. Souvent on pense que l’exploitation ou le harcèlement sexuel existent seulement en cas de violence physique. Ce n’est pas exact. Même des expressions et des gestes à connotation sexuelle ou des avances inconvenantes peuvent effectivement être des abus d’ordre sexuel.»

L’Eglise examinera soigneusement le cas

Mgr Farine tient donc à souligner que lorsqu’un agent pastoral, notamment un ecclésiastique, est acquitté, même au bénéfice du doute ou au bénéfice de la prescription, les dénonciations dont il a pu faire l’objet ne doivent pas automatiquement être considérées comme des injustices ou des non-vérités. «Les exigences de l’Eglise à l’égard de ses agents pastoraux vont nettement au-delà du respect du code pénal».

Même dans un cas d’acquittement, l’Eglise examine soigneusement s’il y a eu abus ou non. «En l’état, le Tribunal neuchâtelois relève un comportement inadéquat du prêtre dans l’exercice de son ministère. On ne peut dès lors affirmer que ce dernier ait agi de façon appropriée. Je souligne par ailleurs que jamais la preuve n’a été établie que les victimes aient menti», rappelle l’administrateur diocésain. (apic/com/nd)

26 octobre 2010 | 17:40
par webmaster@kath.ch
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