Suisse: Une religieuse de Sion parmi les 7 lauréats du Prix Courage 2009 du Beobachter

Le prix pour les actes de courage sera remis le 11 septembre

Zurich, 19 août 2009 (Apic) Une religieuse ursuline de Sion, qui avait pris fait et cause pour les requérants d’asile, se trouve parmi les sept lauréates du Prix Courage 2009 du magazine alémanique «Beobachter». Sœur Marie-Rose Genoud, une religieuse de 70 ans, qui réside au couvent de Sion, a lutté pendant plus de dix ans contre la bureaucratie valaisanne qui avait indûment perçu de l’argent de requérants d’asile. Allant jusqu’à recourir au Tribunal fédéral, elle a obtenu gain de cause en 2008

Le prix du Beobachter pour les actes de courage sera remis le 11 septembre au Zunfthaus zum Rüden, à Zurich. Les sept personnes nominées pour le Prix Courage du Beobachter sont désormais connues. Elles sont originaires de différentes régions de la Suisse, dont la Romandie pour ce qui concerne deux d’entre elles. Un jury présidé par l’écrivain Franz Hohler est chargé de décider qui, parmi les sept nominés, sera le lauréat ou la lauréate de ce Prix. Quant au prix du public, il sera décerné en fonction du choix qui sera fait, dans les prochaines semaines, par les lecteurs et les lectrices du magazine alémanique.

La lutte de Sœur Marie-Rose Genoud pour les requérants d’asile

Sont nominés pour le Prix Courage et le prix du public, respectivement dotés d’un montant de 25’000 francs et de 10’000 francs, sept candidats et candidates. Sœur Marie-Rose Genoud est une religieuse de 70 ans, qui réside au couvent de Sion. Elle a lutté pendant plus de dix ans contre la bureaucratie valaisanne qui avait indûment perçu de l’argent de requérants d’asile.

La religieuse, enseignante ursuline, a pris une retraite anticipée en 1997 pour accompagner les requérants d’asile du Valais romand. Elle a assuré une permanence dans le cadre de Caritas-Valais, puis s’est consacrée à rendre visite aux requérants dans les foyers qui les hébergent ou à leur domicile. Depuis 1998, elle a mené un combat opiniâtre pour que justice leur soit rendue sur le plan financier. Elle avait découvert des irrégularités dans les retenues effectuées sur les salaires des requérants lors de visites chez eux. Dans son combat, elle a été soutenue par de nombreuses personnalités de différents horizons politiques et religieux. En 2008, Soeur Marie-Rose a reçu le «Prix d’honneur» de l’Association «Femme exilée, femme engagée».

Les autres lauréats sont:

– Nathalie Mack, de Winterthur. Agée de 23 ans, cette future infirmière spécialisée n’a pas hésité à voler au secours d’une jeune femme agressée par un homme en pleine nuit. Elle s’en est courageusement pris à ce dernier, qui a fini par s’enfuir, et a contribué à le faire arrêter peu de temps après.

– Damiano Saitta, de Riedholz, dans le canton de Soleure. Par une belle journée de juin, ce jeune sportif de 14 ans a sauté dans les eaux tumultueuses de l’Aar pour sauver de la noyade une fillette de 10 ans que sa mère avait tenté, en vain, de sortir de l’eau.

– Marisa Pralong, âgée 43 ans, de Genève. Tandis qu’elle était vendeuse à Manor, elle s’est mobilisée contre une nouvelle extension des horaires d’ouverture des commerces pendant la période de Noël et a rendu compte à la presse des conditions de travail dans le grand magasin, ce qui lui a valu d’être licenciée.

– Zoran Vasic, âgé de 36ans, de Dübendorf. Ce père de deux enfants a sauvé un accidenté en l’extrayant d’une voiture en feu sur l’A1, peu avant Winterthur. Il a mis sa propre vie en grand danger et a subi des blessures et coupures aux mains.

– Bettina Ecklin, de Männedorf. Soupçonnant l’ancien directeur de théâtre Matthias Hartmann d’employer sa bonne d’enfants illégalement, cette juriste et ex-employée de l’Agence pour l’économie et l’emploi (AWA) du canton de Zurich a rendu un rapport faisant état de travail au noir.

– Calista Gabriela Fischer, de Zurich. Agée de 46 ans, cette victime de l’escroquerie de la Banque Lehmann Brothers a décidé de créer un groupe d’entraide, bien que redoutant d’être poursuivie en justice par le Crédit Suisse. Avec d’autres personnes concernées, elle a bataillé pour obtenir une indemnisation de la grande banque.

Le prix du Beobachter pour les actes de courage

Le Prix Courage, décerné par le Beobachter depuis 1997, distingue des hommes et des femmes ayant fait preuve d’un tempérament et d’un courage remarquables en s’attaquant à des comportements fautifs ou abusifs, en s’exposant personnellement à des risques ou à des difficultés pour venir en aide à autrui ou en s’engageant dans une action totalement désintéressée en faveur d’une Suisse ouverte, solidaire et juste. Ce sont là des héros et des héroïnes au quotidien car, comme Ingrid Deltenre, directrice TV, l’affirme: «Justice, respect et altruisme sont des valeurs sociales essentielles qui font que notre vie vaut vraiment la peine d’être vécue». (apic/com/be)

19 août 2009 | 17:39
par webmaster@kath.ch
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