Rome: Le pape François a reçu au Vatican le président colombien Juan Manuel Santos Calderón

Le processus de paix avec les FARC au cœur des entretiens

Rome, 13 mai 2013 (Apic) Le pape François a reçu le président colombien Juan Manuel Santos Calderón en audience au Vatican dans la matinée du 13 mai 2013. Le Saint-Père a salué la «culture de la rencontre» mise en place dans le pays pour faire progresser le processus de paix avec les FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie). Invité à se rendre en Colombie, le nouveau pape a confié en outre à son hôte qu’il n’aimait pas beaucoup voyager.

Le processus de paix en cours en Colombie et les victimes du conflit entre l’Etat et les FARC, actives dans le pays depuis près de 40 ans, ont été au cœur des entretiens entre le président colombien et le pape, puis avec le secrétaire d’Etat du Saint-Siège, le cardinal Tarciso Bertone, et le secrétaire pour les relations avec les Etats, Mgr Dominique Mamberti, selon un communiqué du Saint-Siège.

La contribution de l’Eglise dans la démarche de «culture de la rencontre» a été évoquée et les deux parties ont souhaité que les négociations se poursuivent, animées par une recherche sincère du bien commun et de la réconciliation. S’exprimant peu après devant la presse, le président colombien a assuré que le pontife l’avait vivement encouragé dans la voie du dialogue.

«Même avec des personnes très différentes, comme Hugo Chavez et désormais Nicolàs Maduro, nous nous sommes assis à la même table, à la recherche de nos dénominateurs communs», a poursuivi le président Santos. Le prédécesseur du président Santos, Alvaro Uribe, au pouvoir jusqu’en 2010, avait toujours refusé une normalisation de ses rapports avec le président Chavez, décédé en mars dernier. Le Venezuela est volontiers complaisant avec les ›guerilleros’ colombiens, qui ont leur base arrière près de la frontière et ont été longtemps soutenus par Caracas.

«En Colombie, on a apprécié vos prières et vos paroles sur la situation du pays et pour la paix», a affirmé le président au début de son entretien privé avec le pontife, qui a ensuite duré une quinzaine de minutes.

La veille, le pape François avait présidé la messe de canonisation, entre autres, de la première sainte colombienne, à laquelle le président Santos Calderón assistait. «Que les fils bien-aimés de la Colombie, avait lancé le pontife lors de la prière du ‘Regina Coeli’, inspirés par l’exemple de concorde et de réconciliation de Mère Laura Montoya, continuent de travailler pour la paix et le juste développement de leur patrie».

Peu de voyages

Au cours de leur entretien privé, les deux hommes ont également parlé de football. Le président a invité le pape à se rendre en Colombie sur son chemin vers Rio de Janeiro, au Brésil, où il doit se rendre en juillet prochain à l’occasion de Journées mondiales de la jeunesse (JMJ).

«Malheureusement, il a décliné l’invitation», a indiqué le président. «Il doit être démocratique», a-t-il poursuivi, et le pontife attendra donc sûrement un peu avant de retourner en Amérique latine, «étant lui-même latino-américain, il est peut-être un peu inhibé». «Il m’a confié qu’il n’aimait pas beaucoup voyager», a ajouté le chef d’Etat colombien.

Après l’audience, le président a présenté sa délégation de 11 personnes au pape, avant de lui offrir une édition spéciale de «100 ans de solitude», de l’auteur colombien prix Nobel de littérature Gabriel Garcia Marquez ainsi qu’une gravure représentant une vierge. De son côté, le pape a offert au président colombien les médailles du Saint-Siège ainsi que le document d’Aparecida, texte conclusif de la 5e conférence générale de l’épiscopat latino-américain et des Caraïbes, de 2007. (apic/imedia/mm/cw)

13 mai 2013 | 14:49
par webmaster@kath.ch
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