Slovaquie: La Cour constitutionnelle refuse de limiter la notion de mariage à l’union d’un homme et d’une femme

Le référendum populaire de ›l’Alliance pour la famille’ bloqué

Bratislava, 30 octobre 2014 (Apic) Le référendum lancé en Slovaquie par «l’Alliance pour la famille» ne sera pas soumis au vote populaire à l’occasion des élections communales des 15 et 16 novembre prochains, rapporte le 29 octobre 2014 la presse slovaque. La Cour constitutionnelle a en effet mis son veto à une des questions du référendum portant sur la définition du mariage comme l’union d’un homme et d’une femme. La conférence des évêques slovaques a exprimé sa déception face à cet arrêt.

Le tribunal constitutionnel slovaque a émis une objection face à la question qui demande de limiter la notion de mariage à l’union d’un homme et d’une femme. Les autres questions portant sur l’interdiction de l’adoption pour les couples homosexuels, la protection du mariage ainsi que la liberté des parents de ne pas envoyer leurs enfants aux cours d’éducation sexuelle n’ont pas suscité de discussion.

La tyrannie des juges

›L’Alliance pour la famille’, une instance proche de l’Eglise catholique, par la voix de son initiateur Anton Chromik, a émis de vives critiques face à la décision de la cour, dénonçant les victimes du système du politiquement correct et la tyrannie des juges qui prétendent interdire d’avoir une opinion sur la nature de la famille. Le porte-parole de l’alliance, Tomas Kovacik, a déploré que, par l’activisme des juges, la Slovaquie soit devenue le point d’attraction de tous les pays du monde. Refusant de répondre aux autres questions des journalistes, il s’est fermé la bouche avec un sparadrap rouge.

Le président slovaque Andrej Kiska prendra une décision sur la tenue du vote lorsque la décision formelle du tribunal aura été publiée, a indiqué le 29 octobre son porte-parole. En poste depuis le 15 juin dernier, il avait assuré à ›l’Alliance pour la vie’ que le vote sur le référendum pourrait se tenir en même temps que les élections communales de novembre. Le référendum muni de 400’000 signatures avait été déposé à la fin du mois d’août puis transféré à la Cour constitutionnelle chargé d’évaluer sa validité. Des voix s’étaient déjà alors fait entendre pour le contester, rappelant que des questions touchant aux droits des personnes étaient du ressort exclusif du parlement. (apic/kap/mp)

30 octobre 2014 | 12:01
par webmaster@kath.ch
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