Berne : Journée de la vie consacrée 2014

Le regard éveillé – les mains libres – des pas courageux

Berne, 11 septembre 2014 (Apic) «Le regard éveillé – les mains libres – des pas courageux» c’est sur ce thème que 140 religieuses et religieux de Suisse se sont rencontrés le 10 septembre 2014 à Berne pour la Journée nationale de la vie consacrée. A partir du film «Des hommes et des dieux» relatant la vie et l’assassinat des moines de Tibhirine, en Algérie, les participants se sont interrogés sur le sens de la vie religieuse aujourd’hui.

Le capucin Niklaus Kuster a animé la discussion à partir du témoignage des sept religieux trappistes assassinés en 1996. Il a souligné combien ces religieux ont eu ›une oreille attentive à Dieu et des yeux éveillés sur les humains’. Cette expression rejoint ce que le Concile Vatican II a appelé la ›lecture des signes des temps’. Aujourd’hui religieuses et religieux se retrouvent dans le monde occidental un peu comme ces moines en Algérie en pays musulman.

«Pourquoi ai- je choisi ce chemin, qui semble aujourd’hui assez exotique ? Comment dire à mes contemporains pour qui les ordres religieux apparaissent de plus en plus étranges ce qui m’a mis en route ?» s’est interrogé le Père Niklaus.

A l’instar de la situation des trappistes en Algérie, la question de l’avenir de la vie religieuse en Suisse est posée. Sûrement pas à la suite de menaces terroristes, mais plutôt, depuis une cinquantaine d’années, par le vieillissement en douceur des communautés. Il a conduit récemment à la fermeture d’une série de couvents et d’établissements. Des congrégations ayant eu de nombreuses communautés se replient sur les maisons mères. Un nombre réduit de Frères fait qu’on doit se concentrer sur quelques projets. Des communautés

contemplatives féminines sont dissoutes après des siècles d’existence ou doivent fusionner.

S’ouvrir aux changements

Pour répondre à ce défi, le Père Kuster a invité à «utiliser toutes les possibilités pour contourner les difficultés, avec courage, créativité, imagination ! C’est une marque de l’amour de Dieu, du prochain et de soi-même. Ou bien demeurons-nous, figés dans le bien, avec des manières d’être ayant fait leurs preuves, mais fermés aux changements qui nous ouvriraient de nouveaux espaces ?»

Pour lui, une personne consacrée n’a jamais fini de s’interroger: Pourquoi suis-je devenu religieux-se ? Pourquoi suis-je resté-e ? Comment aimerais-je continuer à vivre cette vocation ? (apic/mp)

11 septembre 2014 | 15:16
par webmaster@kath.ch
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