Tunisie: Libération des détenus d’opinion Fahem Boukaddous et Hassan Ben Abdallah

Le REMDH et l’Observatoire font part de leur satisfaction

Paris-Genève-Copenhague, 21 janvier 2011 (Apic) L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, programme conjoint de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et de l’Organisation mondiale contre la Torture (OMCT) et le Réseau euro-méditerranéen des droits de l’Homme (REMDH) se félicitent de la libération du journaliste Fahem Boukaddous et du militant Hassan Ben Abdallah, membre du comité local des chômeurs, à Redeyef. Ces deux hommes étaient respectivement détenus depuis 6 et 11 mois, indique un communiqué publié le 20 janvier.

Le Réseau euro-méditerranéen des droits de l’Homme (REMDH) et l’Observatoire se félicitent de la libération de Fahem Boukaddous et Hassan Ben Abdallah, en tant que manifestation concrète de la volonté des autorités de transition d’assurer une meilleure protection des défenseurs des droits de l’Homme. Les deux organisations remercient toutes les personnes, organisations et institutions qui sont intervenues en leur faveur.

Le REMDH et l’Observatoire appellent les autorités à «garantir la protection des défenseurs des droits de l’Homme, en particulier dans le contexte de la transition démocratique engagée depuis le 14 janvier 2011», peut-on encore lire dans le communiqué.

Appel au gouvernement de transition

Fahem Boukaddous et Hassan Ben Abdallah ont été libérés le 19 janvier, en application des engagements pris par le Gouvernement de transition après le départ de l’ex-président, Zine el-Abidine Ben Ali. M. Boukkadous avait été condamné à quatre ans de prison pour «diffusion d’information susceptible de porter atteinte aux personnes et à leurs biens» pour avoir couvert, pour le compte de plusieurs médias, les mouvements de protestation sociale dans la région du bassin minier de Gafsa-Redeyef, en 2008-2009. M. Ben Abdallah avait quant à lui été condamné à quatre ans et six mois de prison pour «rébellion» et «association de malfaiteurs» pour sa participation à ces mêmes mouvements de protestation pacifique.

Plus généralement, l’Observatoire et le REMDH appellent les autorités tunisiennes de transition à se conformer, en toutes circonstances, aux dispositions de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 9 décembre 1998, et aux instruments régionaux et internationaux relatifs aux droits de l’Homme ratifiés par la Tunisie. (apic/com/nd)

21 janvier 2011 | 11:45
par webmaster@kath.ch
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